Encourager et promouvoir les petites et moyennes entreprises, c’est un slogan véritablement creux et mensonger en Algérie. BERGUI YAMINA, chimiste de formation et diplômée de l‘université des sciences et de la technologie Houari-Boumédiène, USTHB Bab-Ezzouar, incarne parfaitement la mauvaise foi des autorités algériennes qui trompent l’opinion publique avec des promesses artificielles. 

En effet, ce jeune algérienne, née en 1974, a préféré rester dans son pays au lieu de partir vivre sous des cieux plus cléments. Elle a préféré investir dans son pays, se battre contre toutes les difficultés et absurdités bureaucratiques pour lancer une activité industrielle créatrice d’emplois et de richesses. Bergui Yamina a lancé une micro-entreprise qui développe la production de condiments divers  comme le vinaigre, eau de fleur d’oranger ou les sauces moutardes.

Pendant 7 ans, elle exerce dans un local de 230 M2, basé à Bab Hassen dans la banlieue d’Alger, très exigu qui l’empêche de se développer sereinement car son activité nécessite un local plus adéquat et jouissant d’une superficie nettement plus grande.

Le 2/02/2015, cette chef d’entreprise dépose auprès du CALPIREF une demande d’implantation à la zone  industrielle  de Relizane. Le 23/07/2018, la jeune entrepreneuse a décroché un accord favorable de concession de gré a gré d’un terrain pour développer son projet. Le secrétariat technique du CALPIREF s’est engagé à lui accorder un terrain  de 2500 M2 au niveau de la zone industrielle de Relizane. Yamina Bergui s’est, ensuite, déplacée pour  demander après son terrain et accomplir les étapes nécessaires afin  de commencer la procédure  de la constitution du dossier de concession du terrain.
A sa grane surprise, elle apprend que le CALPIREF a annulé sans aucune justification la décision de lui attribuer un terrain. Abattue et déçue, elle essaie de se battre encore pour comprendre le bien-fondé de cette décision brutale qui porte un coup fatal à son projet. Aucun responsable n’a daigné lui communiquer la moindre information. Ni courrier, ni courriel ni un appel téléphonique, l’administration algérienne est restée muette abandonnant ainsi cette jeune industrielle à son triste sort.
Et pourtant, son entreprise, D”Zair, aurait pu se développer à Relizane, créer des emplois et participer à l’effort du développement de la production nationale, des axes majeurs défendus ardemment dans le discours du moins par le gouvernement. Mais dans la réalité, c’est tout le contraire qui est fait pour décourager les entrepreneurs et casser leur volonté. Un véritable crime économique dans un pays qui cherche désespérément à se développer économiquement.