Alors que le sud du pays bouillonne, le gouvernement cherche des solutions pour faire face à la grogne. Après Ahmed Ouyahia qui a fustigé l’usage des émeutes, c’est autour du ministre de l’Energie, Mustapha Guitouni, de tenter d’apporter une réponse aux coupures endémiques de l’électricité dont se plaignent les habitants de la ville de Ouargla.

« Nous avons consenti à des investissements colossaux pour régler le problème de l’électricité dans les régions du Sud. La disponibilité de l’électricité n’est donc pas un problème », a indiqué le ministre, lundi à Alger. Mais, poursuit Guitouni, les températures que connait cette région « sont les plus élevées dans le monde ». Cela provoque, selon lui, des coupures de câbles. Mais « dès que nous constatons un problème, les agents de Sonelgaz interviennent et cela ne dure pas plus de 2 à 3 heures », a indiqué le ministre qui a rendu hommage aux salariés de la Sonelgaz.

La veille, le Premier ministre avait indiqué que les « émeutes ne sont pas la solution » contre le chômage qui « touchent toute l’Algérie ». Il dira la même chose des manifestations qui se sont déroulées à Djelfa en signe de protestation contre l’attitude passive des autorités suite au décès du Colonel Ahmed Bencherif. « Il y a eu des manquements, mais je ne pense pas que la famille de Bencherif ou le défunt lui-même aurait accepté cette anarchie », a indiqué le Premier-ministre.

Ces réponses gênées prouvent que le gouvernement n’a pas trop de solutions à proposer à une région qui persiste dans la contestation. Les foyers de protestation se multiplient et le gouvernement n’a pas de solution à proposer surtout que les fonds spéciaux créés pour les régions du Sud et les Hauts-Plateaux n’ont pas réussi à endiguer les écarts de développement qui existent entre les régions du Nord et les zones éloignées des montagnes et des régions sahariennes.