Comme première réaction officielle aux évènements de Ouargla, Ahmed Ouyahia a dénoncé ce qu’il qualifie de « l’usage de l’émeute » comme moyen de dénoncer « le chômage » qui, « je le rappelle, existe de In-Guezzam à Hussein-Dey ».

« Cela n’est pas une raison pour empêcher d’autres citoyens d’assister à un concert musical », a indiqué le premier ministre lors d’une conférence de presse animée suite à une rencontre avec le président du MSP, Abderrazak Makri. Ouyahia a également rappelé les manifestations de Béchar qui se sont déroulées à « cause de la distribution de logements ».

Jeudi soir, des jeunes de la ville de Ouargla ont organisé une prière collective pour empêcher la tenue d’une soirée musicale dans leur ville. Ils entendaient ainsi protester contre « l’absence » d’infrastructures dans leur ville. Un geste mal pris par des observateurs qui ont vu dans cette action un retour au temps de l’inquisition religieuse.

Sur le plan politique, Ahmed Ouyahia a rejeté la proposition de Abderrazak Makri d’aller vers une période de transition. « Parler d’une crise politique dans le pays est faux », a répliqué le secrétaire général du RND qui rappelle que son parti a déjà « soutenu l’option » d’un cinquième mandat présidentiel.