Algérie Part a obtenu de nouveaux documents exclusifs concernant la très mauvaise gestion de l’une des plus importantes entreprises publiques chargées du transport des voyageurs. Nos documents démontrent que cette entreprise publique, filiale du groupe TRANSEV, est déficitaire depuis plusieurs années. Pis encore, des pratiques de mauvaise gestion caractérisée par une opacité inquiétante causent des pertes financières importantes à cette entreprise publique.

Une opacité que renie, pourtant, le PDG de l’EPE TVC, Abderrezek  Guilane. Ce dernier a adressé à la rédaction d’Algérie Part une lettre insultante, menaçante et indigne d’un manager d’une entreprise étatique. Une lettre dans laquelle il interdit à notre Rédacteur en chef, Abdou Semmar, d’émettre un avis sur les rémunérations et primes accordées par l’entreprise l’EPE TVC. En clair, cette entreprise publique serait donc une entreprise « privatisée » qui gère comme elle veut ses deniers, de provenance publique dans la majorité des cas, et nargue comme le souhaite les journalistes qui ont le droit absolu de s’interroger sur la gestion des entreprises appartenant au secteur public de leur pays.

Face à ce dérapage inqualifiable du PDG de l’EPE TVC, Algérie Part a répondu par de nouvelles révélations qui démontrent les mensonges éhontés d’Abderrezek Guilane. En effet, dans sa lettre, ce PDG prétend que ses performances sont louables et que son entreprise est soumise à des règles de gestion et à un contrôle réglementé par ses organes sociaux.

Justement, Algérie Part révèle à ses lecteurs, et lectrices, le rapport du commissariat aux comptes 2017 de l’EPE TVC qui dévoile toute l’étende des « malversations » que monsieur Abderrezek  Guilane rejette en bloc.

 

Comme vous le démontre nos documents, dés les premières pages de ce rapport, nous apprenons que cette entreprise publique était plongée dans le déficit depuis septembre 2016. En septembre 2017, la filiale du groupe TRANSEV, a enregistré un résultat bénéficiaire mais sans compter les consommations depuis avril 2017. Des consommations de carburants et de pièces de rechange gérés de la manière la plus opaque puisqu’elles n’ont pas été comptabilisées par le commissaire aux comptes pour la simple raison que l’administration de l’EPE TVC n’a pas remis les états de consommation comme le souligne ce document en notre possession. Quelle belle exemple de contrôle comme le précise si bien dans sa lettre adressée à notre Rédaction monsieur Abderrezk Guilane. 

Sur un autre chapitre, notre entreprise publique qui dispose d’une flotte d’environ 80 bus pour transporter les voyages aux quatre coins du pays, détient plusieurs créances impayées. Des créances contractées par des agences de voyage dans des conditions très douteuses. Ce document en notre possession résume bien la situation de ces créances et soulève des interrogations auxquelles devrait répondre le sieur PDG qui préfère insulter les journalistes.

Force est, par ailleurs, de constater que plusieurs contrats ont été négociés dans des conditions troublantes par la direction générale de l’EPE TVC.  Cette partie du rapport du commissariat aux comptes explicite certaines anomalies qui peuvent donner lieu à des malversations financières. 

Il faudrait certainement plusieurs publications pour explorer les trous et défaillances de l’EPE TVC. Algérie Part reviendra prochainement sur ce sujet en laissant le temps à monsieur Abderrezek Guilane de préparer une réponse digne de son rang…