La réception du nouvel aéroport international Ahmed-Benbella d’Oran, prévue fin 2018, est sérieusement compromise, a-t-on appris au cours de nos investigations. Certains lots de ce chantier très important sont toujours bloqués à l’image du lot ascenseur-escalator dont l’appel d’offres n’a même pas encore été lancé. 

Le retard constaté risque de durer jusqu’à une année en raison des procédures bureaucratiques de l’Etablissement de Gestion des Services Aéroportuaires (EGSA) d’Oran. Le lot caméra et vidéosurveillance est également bloqué depuis 2017 et le marché n’a même pas été lancé. Un autre lot est gelé. Il s’agit du lot sûreté et scanners qui est bloqué depuis mars 2018. Ces blocages vont se répercuter directement sur le déroulement des travaux du futur nouvel aéroport de la deuxième ville  du pays.

Plusieurs sources concordantes ont assuré à Algérie Part que la date de livraison de cet aéroport ne sera pas respectée à cause de la gestion archaïque de l’EGSA d’Oran. D’autre part, plusieurs sociétés internationales se plaignent de nombreuses difficultés au niveau du chantier de l’aéroport international d’Oran. Nous avons, effectivement, découvert au cours de nos investigations que les paiements de plusieurs sociétés étrangères sont bloqués au niveau de l’EGSA d’Oran créant ainsi une situation préjudiciable à l’avancement des travaux du futur aéroport d’Oran.

Ainsi, l’entreprise française EDGE  AIRPORT, spécialisée dans le téléaffichage, n’a pas encore perçu son argent alors que  le montant de son marché s’élève à 1.590 .000€. Selon nos investigations, la lettre de crédit est bel et bien en cours de préparation et les retards s’expliquent par des erreurs commises du côté algérien.

Le géant allemand Thyssenkrupp est lui aussi bloqué dans un marché de 4.200.000€. L’EGSA d’Oran a versé 630.000€ à Thyssenkrupp soit à peine 15 % du montant du marché et il reste encore 85 % des parts dont le paiement connaît des retards inouïs.

ULMA, un grand groupe espagnol spécialisé dans la fabrication des machines de le traitement des bagages, subit énormément de difficultés à Oran où il réalise un marché de 6.600.000€. Des lobbys tentent de faire pression sur l’EGSA d’Oran pour retirer le mobilier à ce groupe espagnol alors que le marché a été signé et l’Ordre de service (ODS) a été lancé. Il apparaît clairement que des centres d’intérêts occultes tentent de torpiller le projet du nouvel aéroport d’Oran. Malheureusement, la mauvaise gestion de l’EGSA d’Oran facilite la tâche à ces lobbys et la deuxième ville du pays risque de subir un énorme préjudice si les autorités algériennes n’interviennent pas rapidement pour imposer de l’ordre dans ce projet.