C’est une drôle d’histoire qui vient de se passer en France plus exactement dans la région d’Indre-et-Loire. Une élue d’origine algérienne, Mounia Haddad, 29 ans, a été séquestrée pendant deux jours par sa propre famille, hostile à son projet de mariage avec le petit fils d’un harki.

Conseillère départementale La République en Marche (LREM) d’Indre-et-Loire, la jeune femme a disparu le 18 juillet à Mandelieu, près de Cannes. L’enquête permet rapidement de géolocaliser le portable de la victime et de suivre son parcours qui la ramène au domicile parental à Saint-Pierre-des-Corps, dans la périphérie de Tours, domicile placé sous surveillance, nous apprend à ce sujet le média français le Nouvel Observateur.

Le 19 au matin, une rixe violente survient devant l’habitation entre membres des deux familles, entraînant l’intervention de la police. Une bagarre accompagnée d’insultes entre le père de Mounia Haddad, son compagnon et plusieurs proches. La jeune femme accourt alors vers les policiers, leur demandant de lui porter secours. Des faits traumatisants qui font que l’élue LREM hésite encore à aller affronter sa famille au procès. La jeune femme a raconté aux enquêteurs avoir été embarquée de force, le 18 juillet, dans une voiture devant le domicile de son fiancé, par son père et deux oncles, rapporte enfin Franceinfo.

Le père et les deux oncles de la jeune femme ont été mis en examen pour “enlèvement” et “séquestration” avec libération avant sept jours. Son frère l’a été pour menaces de mort, envoyées par mail quelques semaines auparavant. Tous les quatre ont été placés sous contrôle judiciaire.