Le 4 janvier 2018, un fabricant algérien, le groupe privé IMGSA, de gants d’examen et de gants de chirurgie a signé un accord important avec un opérateur tunisien, la société Multipara, pour exporter des produits pharmaceutiques pour un montant de 1,5 million d’euros. C’est une opération inédite car pour la première fois, les gants d’examen made in Algérie pénètre le marché tunisien. 

L’Algérie, un pays importateur et rentier, se met enfin à exporter en explorant des marchés internationaux. Cette nouvelle perspective a fortement déplu à certains lobbys qui prospéraient grâce à la dépendance vis-à-vis de l’importation. Depuis les années 90, l’Algérie importait l’équivalent de 30 millions d’euros de gants d’examen et de chirurgie.

A partir de 2014, le groupe privé algérien IMGSA a lancé une usine de fabrication de gants d’examen et de chirurgie à Ain M’lila, une région défavorisée de l’est algérien. En deux ans, cette unité de production a réussi à satisfaire le marché national réduisant ainsi drastiquement la facture d’importation en devises. A partir de 2018, ce fabricant algérien rêve de conquérir le marché international et réalise son premier grand coup en Tunisie grâce à ce marché de 1,5 million d’euros remporté après énormément d’abnégation.

Malheureusement, cette ambition algérienne est torpillée par des lobbys occultes qui veulent à tout prix empêcher l’épanouissement de la production pharmaceutique nationale. Preuve en est, à la surprise générale, la pharmacie centrale tunisienne a reçu un courriel anonyme contenant tout un dossier qualifié d’accablant à l’encontre du fabricant algérien IMGSA. Les autorités tunisiennes paniquent et convoquent le gérant de la société tunisienne Multipara, Imad Chtara, l’importateur de produits algériens, pour lui demander des explications.

Selon nos investigations, l’importateur tunisien est convoqué pour demain jeudi par la Pharmacie Centrale Tunisienne. Dans les documents adressés par une source anonyme aux autorités tunisiennes, le fabricant algérien IMGSA est accusé de fournir des gants médicaux “non-conformes” menaçant ainsi la santé des patients. Une accusation gravissime que le fabricant algérien a balayé d’un revers de la main. La société Multipara a fait savoir, d’ailleurs, à ses autorités qu’elle n’a jamais enregistré une réclamation contestant la qualité ou la fiabilité des produits algériens d’IMGSA. En effet, le groupe privé algérien a expédié d’ores et déjà pas moins 8 containers de gants médicaux. Il a, d’ailleurs, d’ores et déjà encaissé les recettes en devises engrangées grâce à ces opérations d’exportation comme le démontrent les documents exclusifs obtenus au cours de nos investigations.

Il est à souligner enfin que le fabricant IMGSA avait répondu le 11 juillet dernier dans une correspondance officielle adressée à la directrice générale de l’Agence Nationale des Produits Pharmaceutiques pour répondre à toutes les accusations colportées contre les produits de son usine d’Ain M’lila. Algérie Part a obtenu ce document et le dévoile à ces lecteurs, et lectrices, pour qu’ils prennent connaissance des dessous inquiétants de cette campagne de déstabilisation dont fait l’objet un exportateur national qui fait gagner des devises à notre pays en cette période cruciale où la diversification de l’économie nationale est une cause déterminante pour notre avenir.