Le célèbre et grand promoteur immobilier M’hamed Sahraoui, l’architecte et bâtisseur de la très chic résidence Urba 2000 à Alger, a été condamné au tribunal de Tipaza à deux ans de prison dont une année ferme, a appris Algérie Part au cours de ses investigations. 
Le verdict a été rendu le 15 juillet dernier comme le démontrent les documents en notre possession. Mais l’affaire a été jugée le dimanche 8 juin passé au niveau du tribunal de Tipaza. Le doyen des promoteurs algériens a été condamné dans le dossier qui concerne l’effondrement au mois d’octobre 2016 du bloc de studios derrière le bâtiment 33 de la 2e tranche, de la cité en construction « Urba 2000 », située sur le territoire de la commune d’El Achour.
A la fin du procès tenu au tribunal de Tipaza, le célèbre promoteur réputé pour la construction des résidences haut de gamme et président  de l’Organisation  nationale des promoteurs immobiliers, a été jugé coupable et responsable de plusieurs pratiques illégales qui ont provoqué cet effondrement malheureux. M’hamed Sahraoui, gérant de la SARL SOPIREF, doit aussi payer un dédommagement de 20 milliards de centimes à la partie qualifiée de victime dans ce dossier, à savoir la société immobilière HIMO-HAT.
 Par ailleurs, la justice a condamné également d’autres personnes qualifiées de complices du promoteur M’hamed Sahraoui dans cette affaire scabreuse. Il s’agit de l ‘ex-président de l’APC D’El-Achour, le vice-président de cette APC chargé du technique, l’actuel secrétaire général de la mairie d’El-Achour ainsi que l’ex l’inspecteur et la chef de service d’urbanisme  de la même commune.
Pour rappel, à la suite de l’effondrement spectaculaire de la bâtisse d’El-Achour, le promoteur M’hamed Sahraoui a été placé sous contrôle judiciaire par le juge d’instruction du tribunal de Tipaza au sujet  du terrain de la promotion SOPIREF d’Oued-Romane sis à  El-Achour, dans la banlieue d’Alger.
Ce terrain, le promoteur l’avait acquis auprès de la direction des domaines de la wilaya de TIPAZA en 1997 sous forme de concession avec une évaluation de 57 000 000 DA (5,7 milliards de centimes). Mais suite à un nouveau découpage administratif, le dossier à été transféré à la direction des domaines de la wilaya d’Alger. En 2002, par magie, la concession s’est transformée en cession définitive au profit du richissime promoteur
sans passer à nouveau par la commission d’évaluation comme le dicte la réglementation en vigueur.
Le prix dérisoire de 5,7 milliards de centimes de la concession a été maintenu lors de la vente de ce terrain à la SARL Sopiref. Ce qui a permis d’établir un acte de cession définitif pour une superficie de 13 hectares. Une superficie achetée ainsi par le promoteur M’hamed Sahraoui à 430 DA le M2  alors que la direction générale des domaines a fixé le prix de cession à 740 000 000 DA (74 milliards de centimes ) pour l’ensemble du terrain.  Le Trésor Public a perdu donc une différence de 68 milliards de centimes. Algérie Part reviendra prochainement sur cette affaire avec de nouvelles révélations.