Pour poursuivre ses « consultations » autour de son initiative de sorte de crise, Abderrezak Makri a rencontré mardi le secrétaire général du FLN, Djamel Ould-Abbès. Les deux hommes ont discuté dans une ambiance visiblement courtoise. Mais les divergences entre les deux hommes sont apparues complices aussitôt arrivés devant les journalistes.

Le secrétaire général du FLN a d’emblée fait savoir que s’il était « heureux » de discuter avec le chef du MSP, il a affiché ses divergences sur le fond. « Mais de quelle transition parlez-vous ? », a indiqué le secrétaire général du FLN qui refuse ainsi d’adopter la principale proposition de Abderrazak Makri. « Nous avons beaucoup de réserves sur la proposition du MSP. Mais nos discussions sont utiles et peuvent être bénéfiques à l’avenir », a ajouté le secrétaire général du FLN, qui rejette, ainsi, toute idée de discuter de l’élection présidentielle de 2019. « Le président du FLN ne sera pas forcément candidat des autres partis politiques », a répliqué, pour sa part, le leader islamiste à l’idée du FLN indiquant que le prochain candidat sera issu de ses rangs. « Les autres partis ont le droit de présenter, chacun, son candidat », a poursuivi Makri.

L’occasion a été saisie également par Djamel Ould-Abbès pour notamment démentir l’idée selon laquelle l’ancien président de Hamas, Mahfoud Nahnah, avait marchandé son soutien à Abdelaziz Bouteflika en 1999. « Mahfoud Nahnah était une personnalité nationale. Il était l’ami du président Bouteflika et également mon ami », a-t-il dit, ajoutant que les deux partis « sont liés d’une relation étroite ».