Dans le cadre de sa démarche visant à créer les « conditions d’un consensus national » pour une sortie de crise, le chef du MSP, Abderrazak Makri va rencontrer, mardi à 14 heures, le secrétaire général du FLN, Djamel Ould-Abbès.

La rencontre entre les deux hommes est purement protocolaire. Puisque face à un Makri qui plaide pour une « transition démocratique » et une implication de l’armée dans le processus de « sortie de crise », le parti de Ould-Abbès évoque, lui, une « continuité ». « Nous ne sommes pas en crise », a rétorqué Ould-Abbès à une récente sortie de Abderrazak Makri.

Avant d’aller discuter avec le secrétaire général du FLN, le président du MSP a exposé son initiative au premier secrétaire national du FFS. Ce parti dit avoir « exposé et réaffirmé son projet de reconstruction du consensus national, seule alternative afin d’éviter au pays une crise majeure pouvant porter atteinte à son unité et à sa sécurité », indique un communiqué du parti signé de son premier secrétaire national, Mohamed Hadj-Djilani. La formation fondée par feu Aït-Ahmed a rappelé « que le processus qui a été entamé en 2014 et qui s’est confronté à l’absence de volonté politique du pouvoir, se poursuivra en donnant la priorité à la mobilisation citoyenne pour réaliser un consensus populaire jusqu’à la concrétisation des objectifs fixés sur le plan politique, économique, social, culturel et environnemental, dans la perspective d’un changement du système et l’avènement de la deuxième république ».

La semaine dernière, Makri avait rencontré Amara Benyounès, président du MPA, et le secrétaire général de Talaï El-Houriyat, Ali Benflis.