La justice algérienne est apparemment agacée qu’on la qualifie d’inéquitable en dehors du pays.

La suspension d’expulsion de deux ressortissants algériens par la justice espagnole au motif qu’ils risquent de ne pas avoir un procès équitable en Algérie a fait sortir le Conseil national des droits de l’Homme de sa réserve. « (…) la justice espagnole s’est basée dans sa décision  de ne pas extrader les mis en cause sur des jugements de valeur préconçus avancés par leur défense sur l’inexistence de garanties suffisantes aux deux personnes concernées de bénéficier d’un procès équitable, qui a semi, aussi le doute sur l’indépendance du pouvoir judiciaire », explique le Conseil national des droits de l’Homme dans un communiqué. Le Conseil affirme que la situation des droits de l’Homme en Algérie,  « enracinée depuis l’indépendance du pays, évolue d’une manière régulière, sereine et satisfaisante”, ajoutant que cela “dénote de l’existence d’une forte volonté politique pour renforcer l’Etat de droit dans le pays ».

De même, le Conseil national ”n’acceptera nullement le subterfuge de l’usage fallacieux et prémédité de la question des droits de l’Homme pour toucher à l’un des piliers de l’Etat nation, à savoir son intégrité territoriale et l’unité du peuple, pour lesquelles se sont sacrifiés un million et demi de martyrs », souligne le Communiqué.

Deux activistes mozabites, recherchés par la justice algérienne, se trouvent en Espagne. La justice espagnole a refusé de répondre favorablement à la demande des autorités judiciaires algériennes qui réclament leur extradition.