« Tout ça, pour ça ». En une année de restrictions, d’élaboration de listes de produits interdits à l’importation, le gouvernement algérien n’a fait gagner à la collectivité nationale que la modique somme de 489 millions de dollars sur les six premiers mois de l’année en cours.

Par les chiffres, les importations ont donc très légèrement baissé à 22,784 mds usd  contre 23,273 mds usd à la même période de l’année écoulée, soit une  diminution de 489 millions de dollars (-2,1%), selon les chiffres donnés par le CNIS, le centre national informatique et statistiques, qui relève des Douanes algériennes.

Plus étonnant encore, les mesures du gouvernement n’ont pas diminué les importations des produits alimentaires. Pis, la facture de notre alimentation a légèrement augmenté durant les 3 premiers mois de l’année en cours. La facture des produits alimentaires a  connu une légère hausse en s’établissant à 4,59 mds usd contre 4,43 mds usd  (+3,45%), précise le document.

Pourtant, durant cette période, le gouvernement a maintenu sa fameuse liste de produits interdits à l’importation. Une politique qui ne semble pas avoir donné des résultats. S’agit-il donc d’une opération de surfacturation ? De détournement des licences d’importation ?

Seule satisfaction de ce nouveau rapport du CNIS : les exportations hors-hydrocarbures ont sensiblement progressé durant les 6 premiers mois de l’année en cours. Elles s’étaient établies à 1,31 mds usd sur les 6 premiers mois de 2018 (6,62% des exportations globales), contre 964 millions usd, en hausse de 36,1% par rapport à la même période de 2017, précise enfin le CNIS.