Un ancien commis au lavage des vitres, à savoir un agent de nettoyage, se retrouve à la tête de la plus importante infrastructure sportive de toute l’Algérie, à savoir l’Office du complexe olympique (OCO), Mohamed Boudiaf, qui abrite le célèbre stade du 5 Juillet. Cette information suffit, à elle seule, pour résumer le paradoxe de cette Algérie de 2018 qui offre des postes stratégiques à des personnes dépourvues de toutes compétences. 

 

Comme le montre cette image ci-dessus, Algérie Part a obtenu le C.V du directeur de l’Office du complexe olympique (OCO), Mohamed Boudiaf,  Mohamed Bakhti. Nommé au mois d’avril dernier par l’ancien ministre des Sports et de la Jeunesse, Ould Ali El-Hadi, quelques jours à peine avant son limogeage du gouvernement, cet ancien fonctionnaire de la Résidence de Club-des-Pins est devenu, par le hasard d’une magie inexplicable, haut fonctionnaire nommé par décrit présidentiel. Un haut fonctionnaire qui a la lourde responsabilité de veilleur sur le fonctionnement de la plus importante infrastructure sportive de toute l’Algérie comprenant pas moins de 17 unités et plusieurs équipements comme la piscine olympique, la coupole, l’unité golf ou le stade d’athlétisme (SATO) sans oublier les complexes de tennis, etc.

Il s’avère, comme le démontre le document en notre possession, que l’homme nommé par El-Hadi Ould Ali n’a aucune expérience dans le secteur sportive. Pis encore, nous avons appris au cours de nos investigations qu’il a débuté sa carrière à la résidence d’Etat de Club-des-Pins comme un simple agent de nettoyage des vitres ! Il a été ensuite responsable de l’hygiène et chef de service au Palais des Nations.

 

Révoqué à Club-des-Pins deux mois à trois mois auparavant, Mohamed Bakhti se retrouve rapidement, et par enchantement, à la tête du complexe olympique, un poste qui nécessite des compétences et un bon niveau universitaire ainsi qu’une bonne expérience dans la gestion des équipements sportifs. Le ministère de la Jeunesse et des Sports n’a tenu compte d’aucun de ces critères pour procéder à cette nomination. “L’homme qu’il faut à la place qu’il faut”, le vieux adage du feu Houari Boumédiène n’a plus aucun sens dans l’Algérie d’aujourd’hui…