Moqué par Djamel Ould-Abbès, Amara Benyounès réplique violemment. Le président du Mouvement populaire algérien a accusé le secrétaire général du FLN de « porter préjudice » au président de la République.

«Ould-Abbès est contre tout le monde, contre l’opposition, contre les partis du pouvoir, il est en confrontation dans son propre parti et contre lui-même alors que le propre de tout parti, ce qui est le cas du MPA, soutient son président, travailler dans le sens de rassembler le maximum et ne pas jouer à la division comme s’y attelle le secrétaire général du FLN», a indiqué Amara Benyounès dans une déclaration au journal le Soir d’Algérie.

Selon le président du MPA, le secrétaire général du FLN « porte préjudice » au chef de l’Etat. Car, contrairement à ce que dit Ould-Abbès, « c’est Abdelaziz Bouteflika qui soutient le FLN et non le contraire ». «Contrairement à ce que Ould-Abbès affirme à tout bout de champ, ce n’est pas le FLN qui soutient Bouteflika mais bel et bien le contraire puisque c’est ce dernier qui soutient le FLN. Vous pouvez le vérifier. Rappelez-vous du discours du candidat Bouteflika à Tizi-Ouzou lors de l’élection présidentielle de 2004 quand il avait affirmé qu’il avait trouvé, en 1999, un parti FLN infréquentable et que c’était lui qui lui avait redoré son blason. Rappelez-vous également de l’autre discours du Président, celui tenu à Sétif l’avant-veille des élections législatives de mai 2012 quand il avait affiché publiquement ses convictions partisanes. Ce qui a fait que le FLN avait bénéficié d’un vote massif à l’occasion de ces élections», affirme le président du MPA pour qui «si le Président cesse d’apporter son soutien au FLN, vous verrez ce qu’il adviendra de ce parti».

Lors d’une récente sortie publique, le secrétaire général du FLN avait qualifié d’alliance « contre-nature » la rencontre tenu entre Amara Benyounès et Aberrazak Makri.