Ces jours-ci, une importante bataille s’est jouée dans les coulisses de Sonatrach. Une bataille perdue par le milliardaire influent Ali Haddad, patron du FCE, le patronat algérien. 

Algérie Part a appris au cours de ses investigations que le milliardaire algérien et patron du groupe ETRHB a tenté de soumettre une offre pour racheter toutes les parts de FERTIAL, Société des Fertilisants d’Algérie, l’un des fleurons de l’industrie pétrochimique en Algérie. Fertial est le fruit d’un partenariat signé en août 2005 par le Groupe public algérien Asmidal et le Groupe espagnol Grupo Villar Mir, qui détenaient respectivement 66 et 34 % du capital social.

A partir de 2017, Ali Haddad avec son groupe ETRHB a racheté 17% des parts de FERTIAL. Confronté à des difficultés en Algérie et cité dans une sombre affaire de corruption à Madrid, le Grupo Villar Mir a manifesté sa volonté de revendre la totalité ou une grande partie de ses parts. Ali Haddad saute sur l’occasion et rêve ainsi de devenir le premier privé propriétaire d’une importante entreprise de pétrochimie en Algérie.

Cependant, une telle opération nécessite l’accord du PDG de Sonatrach, Abdelmoumen Ould Kaddour, car l’autre actionnaire de Fertial n’est autre que le groupe ASMIDAL, spécialisé dans le développement, production, et commercialisation des engrais et des produits phytosanitaires.  Il s’agit d’une filiale détenue à 100% par le Groupe SONATRACH.

Et la direction générale Sonatrach a refusé catégoriquement d’entériner une augmentation de capital au profit d’Ali Haddad et de son groupe l’ETRHB. FERTIAL est une entreprise publique et elle doit le rester. Un point c’est tout !