Dans l’ombre de l’affaire de la « cocaïne » du port d’Oran, d’autres scandales liés à des trafics divers sont en cours. C’est le cas du scandale du port d’Annaba où 8 douaniers, dont l’ancien directeur régional, Belkhir Hamel, le frère de l’ancien patron de la DGSN, sont mis sous contrôle judiciaire. Les liens entre les deux affaires ne sont pas établis. Mais la citation de certaines personnalités, dont le frère de Abdelghani Hamel laisse soulève la question sur les interférences entre le milieu des affaires et celui de la politique à tous les niveaux de responsabilité.

Ainsi, l’arrestation, puis le différemment devant la justice qui a fini par l’inculpation de Belkheir Hamel en dit long sur la réaction intempestive de l’ancien Directeur général de la Sûreté nationale. Quelques heures avant son limogeage, Abdelghani Hamel avait, en effet, montré un visage fermé et il s’était montré presque agacé. Le général-major, d’habitude posé et calme, était même sorti de ses gangs évoquant des « fuites » et « des menaces ».

On apprendra, par la suite, que son chauffeur particulier étaient interpellés par les enquêteurs de la gendarmerie nationale. Plusieurs sources indiqueront, par la suite, que le fils du Général Hamel est associé dans un port sec à Oran, un endroit utilisé par beaucoup d’importateurs, dont Kamel Chikhi, pour dédouaner, « en des temps records » leurs marchandises. Mais rien ne prouve que le jeune Hamel était au lié aux affaires louches du fameux “Kamel le boucher”.

Dans le cas de l’affaire d’Annaba, il s’agit notamment de trafic de containeurs dans lesquels des milliers de chaussures contrefaites ont été saisies suite à une grève d’un syndicaliste qui avait dénoncé sa suspension pour avoir dénoncé des corrompus. Mais ces cas, et d’autres qui sont occultés, montrent à quel point les institutions de l’Etat sont si faibles face aux lobbys de l’argent !