Après plus d’une année d’emprisonnement, le journaliste-fixeur, Saïd Chitour, semble être dans une situation sanitaire très délicate. Selon des membres de sa famille, l’homme, déjà diabétique, risque gros et l’administration pénitentiaire ne répond pas aux demandes d’hospitalisation de leur parent.

Selon le frère de Chitour, cité notamment par le site Casbah tribune, la famille a demandé à rencontrer le directeur de la prison d’El-Harrach où croupit Saïd Chitour. En vain. « La procédure prend habituellement 2 ou 3 jours, mais toujours pas de réponse après plus d’une semaine », indique le frère à cette source.

Arrêté en juillet de l’année passée, Saïd Chitour, qui travaillait comme fixeur et interprète pour des chaînes anglophones travaillant en Algérie, est poursuivi pour « intelligence avec une puissance étrangère ». En vertu de l’article 65 du code pénal, crime passible de la prison à vie.

Selon les membres de sa famille, l’homme a déjà une bosse au niveau de la tête et a perdu beaucoup de poids depuis son incarcération. Ce qui fait le plus mal à ses proches, notamment à sa mère qui vient d’écrire une lettre au chef de l’Etat, c’est de ne pas connaître la date du déroulement du procès.