Le réseau de téléphonie mobile de l’opérateur Ooredoo connaît en ce moment, dans plusieurs localités à Alger et d’autres villes du territoire national, une brutale et surprenante détérioration. Des coupures, des perturbations, accès difficile à la 3G ou 4G, bref, plusieurs abonnés de l’opérateur Ooredoo ont manifesté leur exaspération ces derniers jours en raison de tous ces désagréments. 

Selon nos investigations, cette détérioration du réseau de l’opérateur qatari en Algérie s’explique par la mauvaise qualité des équipements BTS du fabricant chinois ZTE. Depuis plus de 3 mois l’équipementier chinois en télécoms est le principal fournisseur d’Ooredoo Algérie en  BTS ou base transceiver station, en français station de transmission de base ou station émettrice-réceptrice de base. Ces équipements sont des antennes qui doivent assurer la couverture réseau sur chaque parcelle du territoire algérien

Cependant, la qualité et le niveau du réseau d’Ooredoo a commencé à se détériorer depuis que le groupe qatari a préféré résilier son contrat avec son fournisseur initial Ericsson pour recourir aux servies du chinois ZTE. Dans l’optique de réduire les coûts et de faire des économies substantielles, une stratégie dessinée par la maison-mère à Doha, les responsables d’Ooredoo Algérie ont été contraints de changer leur équipementier pour se rabattre sur les tarifs réduits et alléchants proposés par ZTE. Malheureusement, la qualité du service n’est pas équivalente et les antennes du chinois ZTE ne semblent pas pouvoir offrir une couverture du territoire exemplaire avec une bonne qualité du niveau de réception, a-t-on appris au cours de nos investigations.

Cette détérioration s’est répercuté directement sur les prestations offertes par Ooredoo, a-t-on ainsi constaté.  Il faut savoir que l’opérateur Ooredoo Algérie compte à lui seul pas moins de 6300 BTS répartis à travers toute l’Algérie. Selon plusieurs ingénieurs en télécoms qui travaillent dans les divers services de cet opérateur, ce nombre reste encore insuffisant et il faudra installer encore plus de BTS dans plusieurs régions du pays.

Cependant, de nombreuses demandes sont en attente au niveau de l’agence nationale des fréquences qui délivre au compte-goutte les autorisations d’implantation des équipements radioélectriques.