Les différents  quartiers de la ville de Béchar connaissent, depuis jeudi, des troubles. Des manifestations, parfois violentes, ont marqué la ville du désert ces derniers jours selon plusieurs sources locales.

Deux raisons ont poussé les Bécharois à manifester. Il y  a d’abord la pénurie de l’eau potable qui touche les populations de la région ces derniers temps. Alors que les températures atteignent des niveaux inégalés, les robinets sont restés secs durant de longues journées, privant les populations de cette précieuse source de vie. 

Un communiqué du wali fait état de la réhabilitation des systèmes de pompage des eaux des  forages et du barrage de « Djorf Ettorba’ », dans le but de l’amélioration de  la distribution de l’eau à la population de Bechar.

En attendant, il préconise un programme d’urgence pour la réalisation de plusieurs forages dans la région de Oued Namous dans le nord de Bechar pour le transfert sur une centaine de kilomètres des eaux de ces forages à destination des habitants de la commune et ce pour faire face à la baisse critique du niveau de la retenue du barrage de « Djorf Ettorba », qui alimente en eau potable les villes de Bechar, Kenadza et Abadla.

L’autre problème soulevé par la population a trait à l’attribution de terrains constructibles pour l’auto-construction. Les citoyens se plaignent des retards enregistrés lors l’attribution de ces lots de terrains.

« Les listes des bénéficiaires de ces 11.000 lots de terrains et de ces  1.170 logements-sociaux seront rendues publiques dès le 1er septembre prochain, et le président de l’Assemblée populaire communale (APC) de  Bechar s’est engagé officiellement à finaliser les études des dossiers le  20 août prochain pour les remettre ensuite à la wilaya », indique dans ce sens un communiqué de la wilaya.

Cela vise à atténuer la colère des citoyens qui ont brûlé des pneus et se sont attaqués à des édifices publics, selon les images diffusées sur les réseaux sociaux et les chaînes de télévisions. Des affrontements violents ont opposé les manifestants aux forces de l’ordre.