Le malaise est  grand au ministère de l’Industrie où les abus du Secrétaire général au ministère de l’Industrie et des mines, Mahdjoubi Kheireddine, alimentent la controverse.

Au moment où tout le pays a les yeux rivés sur le scandale de la cocaïne du Port d’Oran, certains « potentats » profitent de cette conjoncture particulière pour imposer leurs agendas et défendre leurs intérêts personnels. C’est du moins ce que ressentent les cadres du ministère de l’Industrie qui assistent impuissants aux pressions qu’ils subissent de la part de Mahdjoubi Kheireddine et de son complice Skander Daoudi, un autre cadre dirigeant du département de Youcef Yousfi. Toutes les personnes qui s’opposent aux dessins de ces deux dirigeants font l’objet d’une véritable « mise au placard ». L’enjeu est énorme et délicat : nomination des futurs PDG à la tête des entreprises publiques du secteur industriel, gestion des marchés publics et programmes de développement, relance de l’industrialisation du pays, Mahdjoubi Kheireddine et Skander Daoudi exercent un énorme lobbying pour imposer leurs pions qui arrangent les intérêts de leurs alliés affairistes.

Face à cette situation inédite et préjudiciable à l’égard de l’économie nationale, le ministre du secteur, Youcef Yousfi, brille par son absence et son immobilisme. Les cadres victimes des brimades de  Mahdjoubi Kheireddine tentent, en vain, d’alerter Youcef Yousfi. Ce dernier reste hermétique et autiste contraignant ainsi les cadres intègres du ministère de l’Industrie à adresser leurs missives à d’autres institutions de l’Etat. Algérie Part reviendra prochainement sur ce dossier avec de nouvelles révélations.