Le scandale de corruption qui entoure les travaux d’extension de l’aéroport d’Alger vient de passer à un autre niveau avons-nous appris. Alors qu’elles avaient été préalablement et officiellement sélectionnées par la Société de Gestion des Systèmes et Infrastructures Aéroportuaires (SGSIA) et la société chinoise CSCEC, deux entreprises britanniques lésées par leur éviction brutale de ce marché et après avoir épuisé les recours, ont décidé de saisir la Présidence de la République.

Selon nos informations, les sociétés Gate Technologies et Ultra Electronics ont déposé en début de ce mois de Juillet, une plainte au niveau des services du premier Magistrat du pays.

Dans cette lettre, les entreprises anglaises ont déclaré avoir refusé de se soumettre à une tentative de corruption de la part d’un intermédiaire de responsables du projet d’extension du nouvel aéroport, ce qui expliquerait qu’on les ais, selon elles, écarté sans aucune explication valable.

Ces entreprises avaient expédié du matériel en Algérie, actuellement bloqué en douane, et ont dépêchés des moyens humains pour s’impliquer sur le terrain et élaborer une offre à la hauteur du projet.

Nous avons pu contacter un représentant d’une des sociétés anglaises qui nous a déclaré : ”cette démarche est nécessaire dans la mesure où nous avons envoyé de nombreuses correspondances au Ministre du Transport Mr ZAALANE, mais il est resté sourd à nos sollicitations’’

Algeriepart avait également interpellé le Ministre ZAALANE quant à des aménagements non prévus au niveau de la nouvelle aérogare.

Nous avons par ailleurs eu confirmation par la même source, que le Serious Fraud Office (SFO), qui est une agence du Gouvernement du Royaume-Uni, responsable d’enquêtes et de poursuites de cas de fraude et de corruption et qui impliquent plusieurs juridictions nationales, avait bien entamé une enquête pour corruption impliquant plusieurs personnes dans le cadre du projet de l’extension de l’aéroport d’Alger.

Les dommages financiers causés aux deux entreprises britanniques par des responsables algériens identifiés au niveau de la SGSIA, à cause d’une tentative de corruption refusée, ne passe vraisemblablement pas pour les autorités britanniques.

”Même notre action en justice piétine’’ nous rappelle notre source…

Notre enquête, il y a lieu de rappeler, avait été rendue difficile par des tentatives d’intimidations et de harcèlement insupportable.

La presse étrangère alertée, avait publié des articles détaillant avec acuité et documents à l’appui, des preuves accablantes sur les tentatives de corruption dont a été victime Ultra Electronics. Sans suite…

La Présidence saisie, va-t-elle s’impliquer pour mettre fin aux agissements dénoncés par les entreprises du Royaume-Uni et objets d’une enquête du procureur général à Londres ?

Nous ne pouvons que l’espérer, à défaut de l’exiger…