Une nouvelle fois, le ministère de l’Education nationale envisage de reprendre le débat sur la réforme du baccalauréat. Avant même que les décisions ne soient rendues publiques, les syndicats du secteur dénoncent déjà l’immixtion de l’idéologie dans les projections de réforme. Ainsi, selon des représentants syndicaux, le gouvernement envisage d’alléger les épreuves de certaines spécialités. Ainsi, les langues étrangères pourront ne plus figurer dans les épreuves du baccalauréat scientifique à l’avenir.

Selon des sources du ministère de l’Education nationale, les autorités visent ainsi à réduire la durée de l’examen du baccalauréat. Une idée qui peut « être généreuse », selon des syndicalistes. Sauf que cela ne semble concerner que les langues étrangères et tamazight. Mais l’arabe et l’éducation islamique semblent être exclus du lot. L’argument idéologique est donc plus fort que le souci du timing.

Mais pour l’instant, aucune autorité n’a évoqué cette option. La ministre de l’Education nationale a indiqué, récemment, la relance du débat sur la réforme du baccalauréat. Mais cela n’interviendra pas avant la rentrée scolaire prochaine, avait-elle indiqué.

Comme pour tous les autres points liés à l’éducation, le débat sur la réforme du baccalauréat risque d’être très dur. C’est un des secteurs où les batailles idéologiques sont les plus impitoyables. Les islamistes ont toujours défendu leurs visions.