Abdelghani Hamel risque de ne pas être le seul haut responsable d’une institution sécuritaire qui a été victime d’un brutal limogeage. Ces dernières heures, une vive tension règne au niveau du haut commandement de la gendarmerie nationale. Selon plusieurs concordantes, le Général-major Menad Nouba, Commandant de la Gendarmerie nationale, est proche de la porte de sortie et son remplacement risque d’être annoncé dans les jours ou heures à venir. 

D’après ces mêmes sources, il devra être remplacé par le général Ghali Belkecir qui occupe, depuis octobre 2017, le poste de Chef d’état-major du Commandement de la Gendarmerie nationale. Ce dernier est très apprécié par le chef d’Etat-Major de l’Armée algérienne, le général-major Ahmed Gaïd Salah. Le général Ghali Belkecir est l’un des officiers qui ont chapeauté l’enquête sur la délicate affaire de la cocaïne du Port d’Oran.

En guise de récompense pour tous ses efforts, il devrait bénéficier de cette « promotion ».  Cependant, l’ascension fulgurante de cet officier au sein de la gendarmerie nationale a suscité un véritable malaise chez un certain nombre de ses « camarades » qui s’estiment nettement plus expérimentés que lui.

Notons que, pour l’heure, aucune décision officielle n’a été définitivement adoptée. Mais ce probable remplacement à la tête de la Gendarmerie Nationale ne manquera pas de faire couler beaucoup d’encre. Il intervient au moment où le patron de la DGSN, Abdelghani Hamel, un autre général-major, a été limogé dans des conditions troublantes. S’agit-il ainsi d’un véritable mouvement de purge mené au sein des institutions sécuritaires de l’Etat algérien ? La question se pose avec beaucoup d’acuité.