La Banque d’Algérie a poussé un énorme coup de gueule contre la bureaucratie excessive des banques algériennes qui dressent d’énormes obstacles sur le chemin de leurs clients désireux de “planquer” leurs économies en devises dans des comptes bancaires. 

La Banque d’Algérie vient de décider d’imposer des nouvelles facilitations qui lèvent tous ces obstacles. Ainsi, depuis le 19 juin dernier, date à laquelle cette note est parvenue aux diverses banques algériens, plus aucune banque n’a le droit de dire non à l’ouverture des comptes devises au profit des personnes physiques. Jusqu’à aujourd’hui, “certaines banques refusent d’ouvrir des comptes devises au profit de nouveaux clients ou exigent l’ouverture d’un compte dinars, en parallèle”, dénonce la Banque d’Algérie qui rejette le bien-fondé de ces restrictions.

La Banque centrale a demandé également aux banques de ne plus “demander de justificatifs lors du versement de devises dans les comptes : qu’il s’agisse des virements reçus de l’étranger ou des dépôts en espèces”. “Dans de nombreux cas, les banques suspendent le virement ou convertissent automatiquement les sommes reçues en dinars “, explique à ce sujet la Banque d’Algérie selon laquelle cette mesure restrictive n’a pas raison d’être.

“Certaines Banques exigent de leur clientèle au moment du versement de billets de banque étrangers, de remplir un formulaire nominatif mentionnant les numéros de chaque billet de banque étranger à verser au crédit du compte bancaire”, déplore encore la Banque d’Algérie qui s’indigne pour la première fois face à ces obstacles irrationnels empêchant l’intégration dans le circuit bancaire des devises en circulation en Algérie.

D’autre part, les banques algériennes n’ont plus le droit de réclamer aux clients Algériens des “justificatifs ou d’autorisation de la Banque d’Algérie avant le transfert de devises à l’étranger pour le paiement de certains frais tels que les soins ou la scolarité à l’étranger ou toutes autres dépenses”. Comme elles n’ont plus le droit d’empêcher les retraits des devises en prétextant la “non disponibilité des petites coupures de billets de banque de moins de cinquante euros (< 50 euros)”.

Ces nouvelles facilitations visent à lever toutes les contraintes qui rebutent les Algériens et les empêchent de placer leurs devises dans les banques. Les autorités algériennes ne souhaitent plus voir ces devises atterrir entre les mains des barons de l’informel. D’où leur sursaut d’honneur pour rectifier toutes les précédentes anomalies.