Le secteur de la santé en Algérie est paralysé par les dysfonctionnements. La mauvaise gouvernance provoque des problèmes qui compromettent dangereusement la santé des Algériens. Preuve en est, plusieurs centres de cardiologie interventionnelle sont à l’arrêt à cause du manque criant d’un important dispositif médical. 

C’est du moins ce que nous apprend la lettre adressée au ministère de la Santé, dont Algérie Part détient une copie, par un opérateur pharmaceutique privé, la société MEDSANTE, qui dénonce des blocages au niveau la Direction de la Pharmacie. Des blocages qui se répercutent directement sur la santé des Algériens. Et pour cause, plusieurs centres de cardiologie interventionnelles sont à l’arrêt durant plusieurs mois par manque de stents actifs « car le budget de fonctionnement n’a permit l’achat à des prix exorbitants de 90000,00 à 150000,00 DA »  de ces équipements médicaux considérés comme incontournables dans le traitement des patients victimes d’infarctus.

Ce même opérateur privé nous apprend également que « certains centres n’implantent pas de stent actif car il n’est pas remboursé par la CNAS ». « Cela est contraire aux recommandations en vigueur. Dans les pays développés, le taux de pénétration du sent actif est de 95% », déplore la même source selon lequel le patient algérien est obligé, désormais, de couvrir à ses frais les charges de l’acquisition de cet équipement médical.

« Dans les autres centres, l’achat (sans facture) du stent actif est prise en charge par le patient. En moyenne, il faut 2-3 stents ( voir plus) pour effectuer une revascularisation complète . Le patient doit donc payer 450.000,00 à 600.000,00 DA (voir plus) uniquement pour l’achat des stents actifs », révèle enfin MEDSANTE, un opérateur qui lutte depuis de longs mois contre les irrégularités d’une gestion obscure du ministère de la Santé.