L’Algérie a célébré, vendredi, le 26ème anniversaire de l’assassinat de Mohamed Boudiaf. Mais pour la énième fois, seuls des militants et des représentants de la société civile se sont déplacés à El-Alia pour se recueillir sur la tombe de « tayeb El Watani », l’homme assassiné en direct à la télévision en 1992.

Le pouvoir algérien semble traîner la mémoire de celui qui n’a présidé aux destinées du pays que durant 6 mois. Une courte période durant laquelle l’Homme de Novembre a réussi à conquérir les cœurs d’un peuple qui semblait perdre espoir après le règne de Chadli Bendjedid. Pour matérialiser cette aversion officielle, les autorités de la wilaya d’Annaba ont refusé de donner, au fils du défunt, Nacer Boudiaf, l’autorisation de tenir des activités commémoratives dans la salle du Palais de la culture de la ville, qui porte, pourtant, le nom de… Boudiaf.

Pour contourner cette interdiction, Nacer Boudiaf s’est rabattu sur la ville de naissance de son père, M’sila. C’est à partir de cette ville que Nacer Boudiaf a annoncé sa candidature à l’élection présidentielle de 2019. L’homme poursuit, ainsi, logiquement un parcours entamé avec la création, en 2017, d’un parti politique intitulé « l’Algérie avant tout », en écho au crédo du président disparu.

A travers ce mouvement, Nacer Boudiaf, qui sillonne le pays pour expliquer son projet, veut s’adresser « à la jeunesse » pour perpétuer l’espoir semé par son père.