Les fonds des œuvres sociales de l’Education ont toujours suscité des convoitises. Des milliards de dinars sont gérés, souvent, en dehors de tout contrôle.

Depuis l’indépendance, ces fonds sont gérés par les représentants syndicaux de l’UGTA. Mais depuis quelques années, une partie de cet argent est tombé entre les mains d’autres syndicats, notamment du Cnapeste, le Conseil national des personnels ternaire de l’éducation nationale.

La gestion devait être tournante entre tous les syndicats du secteur. Mais depuis quelques mois, les autres syndicats de l’éducation refusent de prendre le relais. « Il y a trop de zones d’ombre dans la gestion de l’argent des œuvres sociales», a indiqué un syndicaliste qui fait même le lien entre la gestion de ces fonds à la récente grève déclenchée par le Cnapeste.

Selon des sources syndicales, les réunions en cours entre le ministère de l’Education et les syndicats autour de cette question sont ajournées. La cause ? L’Inspection générale des Finances, IGF, aurait étendu ses enquêtes sur la gestion de ces œuvres à 18 wilayas.

Des soupçons de détournements sont signalés un peu partout. Des anomalies qui font que des proches sont envoyés en vacances en Turquie ou des omras sont offertes à des membres de la famille ou des proches de ceux qui sont chargés de gérer ces fonds, estimés à plus de 400 milliards par an.

Interrogée récemment sur le sujet, la ministre, Nouria Benghabrit a indiqué que la justice est déjà chargée de l’affaire.