Algeriepart avait dans ces récentes publications fait part de l’enquête sur le salaire de Bakhouche Allèche le PDG d’Air Algérie. Nous nous étions étonnés de voir que cet ancien commandant de bord avait gardé son salaire de pilote alors qu’il ne pilotait plus.

Nous avions été surpris de constater par ailleurs que sa visite médicale avait été concluante et lui avait permis de se faire délivrer une autorisation de voler malgré son opération chirurgicale pour un hématome sous-dural.

Nous avions dénoncé le forfait de 90 heures de vols qu’il avait décidé, en toute illégalité, pour percevoir un salaire de pilote, alors que la loi exige de percevoir un salaire pour tous les cadres dirigeants d’entreprises publiques.

 »Le Général Messaoudi à la tête du centre d’expertise médicale du personnel navigant, qui dépend du Ministère de la Défense National, avait apporté une bien maladroite contribution’’ aura commenté un de nos lecteurs.

Nous avions alors révélé que le fils de ce même général de l’Armée était employé par Air Algérie.

Suite à toutes nos publications, le Conseil d’Administration d’Air Algérie, également mis en cause par nos révélations, aurait finalement décidé d’imposer, il y a quelques heures, un contrat de cadre dirigeant à Mr Bekhouche Allèche, qui maintenant ne fait plus cas de sa qualité de pilote…

Certes, nous nous réjouissons d’avoir contribué à rétablir le droit et la légalité dans le cas du salaire du dirigeant d’Air Algérie, et d’avoir informé l’opinion publique et nos dirigeants sur le laisser-aller et la négligence du conseil d’administration d’Air Algérie, les plaçant hors la loi quant à leur indulgence que beaucoup pourraient qualifier de complice.

Pourtant, de nombreuses questions subsistent alors que nos informations n’ont jamais été démenties et les fait dénoncés finalement reconnus, à la lumière de la récente décision de rendre conforme le salaire du PDG de la compagnie aérienne nationale.

Pourquoi mettre en place un contrat conforme aux dispositions légales en la matière, 17 mois après la prise de fonction de Mr. Allèche ?

L’Etat ira-t-il jusqu’à exiger la restitution du trop-perçu accumulé depuis 17 mois grâce à la complaisance flagrante du conseil d’Administration et des autorités de tutelle ?

Et que reste-t-il de la crédibilité du PDG d’Air Algérie, lui qui demande aux employés de renoncer à toute revendication salariale ?

Des questions qui méritent, nous l’espérons, des réponses claires.