Après la presse, c’est autour du ministre de la justice de confirmer que plusieurs personnes, dont deux magistrats, ont été arrêté et écroués dans différentes affaires liées à l’homme d’affaires et baron, Kamel Chikhi. Ce sont pas moins de 18 personnes qui sont actuellement derrière les barreaux, en attendant que d’autres ne soient à leur tour inculpés dans les heures à venir.

Six personnes, dont le premier suspect et ses frères sont écroués dans l’affaire de la saisine de la cocaïne au port d’Oran. Douze autres le sont dans une affaire liée aux activités de promotion immobilière.

Le Garde des Sceaux a ainsi confirmé, lors d’une conférence de presse, que les réseaux de Kamel « le boucher » s’étend de la cocaïne, à l’immobilier en passant par l’importation de viandes congelées. Mais Tayeb Louh a insisté sur le fait que les « 4 affaires sont distinctes ». Pour éclairer l’opinion publique, le ministre de la Justice a précisé que c’est au cours des perquisitions opérée suite à la saisie de la cocaïne au port d’Oran que les enquêteurs ont trouvé d’autres affaires liées notamment à l’immobilier. Des magistrats, de hauts fonctionnaires et des proches de responsables ont donc été arrêtés suite à l’exploitation de vidéos, CD et téléphones portables trouvés dans les bureaux de Kamel Chikhi. Selon Tayeb Louh, c’était par un pur hasard que ces affaires ont été retrouvées.

D’autres personnes vont probablement être inculpées, aujourd’hui ou demain, a indiqué le ministre qui a évoqué des fonctionnaires des conservations foncières, des directions de l’urbanisme et d’autres encore. « La justice sera impitoyable », a-t-il promis.

 Dans l’affaire de la cocaïne, rien n’est encore réglé. La justice a envoyé des commissions rogatoires dans d’autres pays, notamment le Brésil et l’Espagne. Ce qui suppose que « nous sommes face à un réseau international », a indiqué Tayeb Louh qui refuse, en revanche, d’entrer dans des détails qui « compromettent le secret d’instruction ». C’est, d’ailleurs, dans ce sens qu’il a annoncé que les juges cités à tort dans certains médias pourraient déposer plainte contre certains journalistes.