La convocation des juges et procureurs dans l’affaire de la cocaïne d’Oran et la révélation de leurs noms dans les médias ne plait pas à tout le monde.

A commencer par le syndicat national des magistrats. Le président de cette organisation syndicale a dénoncé, dans un communiqué envoyé à la presse, les révélations des noms de magistrats et accuse la presse de vouloir « les associer à une affaire de trafic de drogue ». Or, selon les documents de Djamel Laidouni, l’affaire « est toujours en instruction ».

« Cette affaire est transformée d’une affaire de trafic de drogue à une opération visant à ternir l’image de la justice », indique le document. Le Syndicat national des magistrats « se réserve le droit de répondre par les moyens légaux » à « ces attaques ».

Des noms de plusieurs magistrats ont été cités comme étant des complices avec le principal accusé dans l’affaire de la cocaïne d’Oran. L’affaire n’est traitée, pour l’instant, que dans le volet lié aux affaires immobilières de Kamel Chikhi. Les éventuels complies dans l’importation de la cocaïne ne sont toujours pas convoqués puisque l’affaire « est toujours au stade de l’instruction ».