Désormais, ce n’est plus qu’une question de temps. Le choix d’aller vers un autre mandat pour Abdelaziz Bouteflika est quasiment fait. Il ne reste plus que l’annonce officielle qui n’interviendra pas avant le début de l’année prochaine. Mais ce qui était dans l’air il y a quelques semaines prend forme.

Les partisans du chef de l’Etat, qui sont restés réservés jusque-là s’affichent au grand jour. Les mots utilisés, sibyllins jadis, deviennent clairs. La cause est entendue. Assumée.

Le dernier en date à enfourcher le cheval des promoteurs du « 5èmemandat présidentiel » est Ahmed Ouyahia. Le secrétaire général du RND a en effet clairement appelé le chef de l’Etat à briguer un nouveau mandat à la tête de l’Etat. Après des mois d’hésitations, le Premier ministre est allé plus loin que Djamel Ould-Abbès, le secrétaire général du FLN. Pendant que ce dernier a répété que c’est au chef de l’Etat d’afficher ses choix, Ahmed Ouyahia est apparu pratiquement certain de ses choix. Sortir dans l’arène de la sorte signifie que l’option de voir Abdelaziz Bouteflika rempiler au-delà de la fin de l’actuel mandat est devenue réelle. Dans le sillage de Ahmed Ouyahia et de Ould-Abbès, le président de TAJ, Amar Ghoul va lui aussi annoncer, ce samedi, son choix de soutenir le chef de l’Etat dans sa quête du pouvoir. Un communiqué envoyé, samedi, à la presse suggère cela.

Avant les politiques, ce sont les ministres du gouvernement qui ont commencé à faire la campagne pour un 5èmemandat. Distributions de logements, communications tous azimuts, y compris sur des sujets qu’on n’attribuerait pas habituellement au chef de l’Etat. Il reste désormais à attendre l’annonce officielle. Mais en attendant, la classe politique est plombée !