Le 12 juin dernier, un vol spécial a été mis en place par Air Algérie dans une totale discrétion. Il s’agissait d’un vol qui devait relier Ouargla à la capitale malienne Bamako. C’est le vol AH 5522. Et c’était vraiment un vol très spécial. Et pour cause, l’appareil d’Air Algérie transportait près de 100 détenus maliens que l’Algérie voulait expulser vers le Mali suivant un accord qui aurait conclu avec les autorités maliennes. 

A bord de l’appareil, on comptait un policier algérien pour chaque trois détenus enchaînés et ligotés afin d’éviter le moindre débordement en plein ciel. Lorsque l’avion d’Air Algérie avait atterri le 13 juin vers 1 H du matin, l’équipage pensait qu’il allait enfin se débarrasser de ces passagers encombrants et dangereux. Mais à la surprise générale, des représentants des autorités maliennes montent dans l’avion et affirment que leur pays ne veut plus recevoir ces criminels ou trafiquants. Des diplomates algériens mobilisés à l’aéroport de Bamako tentent de convaincre leurs homologues maliens pour les amener à appliquer l’accord conclu entre les deux pays.

Un accord qui oblige le Mali à reprendre ces « détenus indélicats ». Mais les maliens n’ont pas voulu reprendre leurs ressortissants jugés dangereux pour leur sécurité nationale. L’avion d’Air Algérie est resté bloqué sur le tarmac de l’aéroport de Bamako avec à son bord des policiers armés et des prisonniers dangereux enchaînés.

Il aura fallu attendre jusqu’à 6 H du matin pour que la situation se débloque grâce à une intervention la Direction générale de la Documentation et de la Sécurité extérieure, l’un des organes les plus importants de la Direction des affaires sécuritaires (DAS), l’agence qui a remplacé depuis 2016 le célèbre et légendaire DRS.