Le Premier-ministre, Ahmed Ouyahia est très inquiet à propos de ce qui se passe ces jours-ci à Air Algérie. Les tensions qui opposent le syndicat des pilotes ainsi que celui du personnel naviguant commercial (hôtesses et stewards)  à la direction générale d’Air Algérie suscitent un climat social très malsain. 

Un malaise qui risque d’aboutir à des mouvements de grève qui porteront un énorme préjudice aux voyageurs d’Air Algérie en ce début de cette cruciale saison estivale. Face tous ces risques, Ahmed Ouyahia, le Premier-ministre a pris ses responsabilités. Ce jeudi, il a averti sévèrement le PDG d’Air Algérie, Bakhouche Alleche quant aux conséquences de cette gestion aventurière et musclée des affaires de la compagnie aérienne nationale.

Une gestion qui ne fait pas l’unanimité et révolte syndicats des travailleurs d’Air Algérie dont plusieurs employés sont encore suspendus ou écartés de leurs postes par la direction générale comme les 7 leaders syndicaux du syndical national personnel navigant commercial (SNPNCA).

Le carton jaune d’Ahmed Ouyahia est un sévère rappel à l’ordre qui intervient au moment où le PDG d’Air Algérie s’est comporté d’une manière étonnement irrationnelle ce jeudi 21 juin. En effet, en dépit de toutes les épreuves difficiles par lesquelles passent Air Algérie, , Bakhouche Alleche s’est offert le luxe de passer un weekend à Tarragone en Espagne. Selon nos investigations, le PDG d’Air Algérie a embarqué ce jeudi vers 9 H 50 à bord du vol AH 2942 qui transportait une grande partie de la délégation algérienne participant aux Jeux Méditerranéens 2018, qui se tiendront du 22 juin au 1er juillet à Tarragone, en Catalogne.

Le PDG d’Air Algérie a accompagné dans ce voyage le ministre de la jeunesse et des sports, Mohamed Hattab et le président de comité olympique algérien, Mustapha Berraf. En pleine crise financière et alors que notre compagnie battant pavillon national est confrontée à d’immenses défis, son PDG s’offre sans aucune gêne une escapade dépourvue du moindre intérêt commercial pour son entreprise à Tarragone. Est-ce digne d’un bon manager ?