Le népotisme, c’est la première maladie qui menace dangereusement la compagnie nationale Air Algérie. Plus qu’une maladie, un véritable fléau. Algérie Part a obtenu au cours de ses investigations des documents exclusifs qui retracent les nominations et recrutements des fils des dirigeants politiques et militaires au sein d’Air Algérie.

Les documents en notre possession dévoilent le favoritisme scandaleux dont a bénéficié le fils du général Faycal Messaoudi, haut responsable au ministère de la Défense Nationale et directeur du centre national d’expertise médicale du personnel navigant (CNEMPN). En effet, comme le démontre ce document en notre possession, Messaoudi Mohamed, fils du général Faycal Messaoudi, recruté en tant que steward de bord sous un contrat de durée déterminée,  a été déclaré le 17 décembre 2014 inapte définitivement lors d’une expertise médicale effectuée au niveau du CNEMPN.

 

Partant de ce constat, la direction des ressources humaines d’Air Algérie a décidé de résilier le contrat du fils de général puisqu’il ne peut pas exercer son métier de steward en raison de problèmes de santé.

Jusque-là, rien d’anormal n’est à  déplorer et tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles puisque la compagnie Air Algérie semble appliquer le bon sens et la loi sans aucun écart.

Malheureusement, ce rêve fut de courte durée puisque en septembre 2016, le directeur des opérations aériennes d’Air Algérie décide, à la surprise générale, d’accepter la demande de réintégration au sein du Corps du personnel naviguant commercial en qualité de steward de bord. En clair, le fils du général Faycal Messaoudi retrouve son travail à partir du 27 septembre 2016 alors qu’il a été déclaré auparavant « inapte définitivement » !

La réintégration du fils du général Faycal Messaoudi est tout simplement intrigante et suscite depuis longtemps un véritable malaise à Air Algérie car il apparaît clairement que nous sommes face à un cas de népotisme sans précédent d’autant plus, comme le démontre cet autre document en notre possession, ce steward a perdu son certificat de sécurité et de sauvetage depuis le 05 janvier 2014. Mais comment peut-il dans ce contexte continuer à exercer ses fonctions de steward à bord d’un avion d’Air Algérie ?  Ce cas flagrant de népotisme démontre que la gestion d’Air Algérie n’obéit à aucune norme de management rationnel.

Qu’est-ce qui explique un tel tour de passe-passe ? En réalité, selon nos investigations, cette situation inédite permet au fils du général Fayçal Messaoudi de jouir de la prime de perte de licence qui est évaluée à 400 millions de centimes au profit des stewards touchés par une maladie chronique au cours de leur travail qui les empêchent de poursuivre leur métier.  Cependant, les bénéficiaires de cette prime n’ont normalement plus le droit de réintégrer le corps du personnel naviguant et commercial. C’est donc une grave infraction à la réglementation régissant le transport aérien dans notre pays.