Les chiffres front froid dans le dos. Pas moins de 10.000 cas d’intoxications alimentaires en 2017 ont été recensés en Algérie. Et la majorité des ces intoxications surviennent dans les réceptions organisées pour les fêtes de mariage ou les restaurants collectifs des écoles et universités. 

C’est ce que vient de reconnaître le ministère de la Santé lequel a relevé que 40% des cas surviennent durant les fêtes et 60% au niveau des restaurants collectifs, particulièrement les écoles et universités. Le directeur général de la prévention et de la promotion de la santé au ministère de la Santé, Dr. Djamel Fourar, a même prévu une augmentation dangereuse des intoxications alimentaires en Algérie pour cette année 2018.

Parmi les aliments responsables de ces intoxications, Dr. Fourar a cité les glaces, la viande hachée, les œufs et le lait et ses dérivés, expliquant ce phénomène par la rupture de la chaîne de froid, la propreté des ustensiles de cuisine, en plus de l’exposition des repas à l’air. A ce titre, le même responsable a affirmé que les intoxications alimentaires sont de la responsabilité de plusieurs secteurs, notamment les ministère du Commerce, de l’Agriculture et de l’Industrie, ainsi que des associations de protection du consommateur, voire même du citoyen, soulignant, à cette occasion, le rôle du ” ministère de la Santé dans la sensibilisation autour de la prévention contre ce phénomène”.

De son côté, la responsable du Laboratoire de bactériologie des aliments, des eaux et de l’environnement à l’institut Pasteur d’Algérie, Dr. Fouzia Mouffok, a appelé  les unités d’étiquetage ou de production de certaines denrées alimentaires périssables ou exposées à la prolifération des bactéries à ” la nécessité de se conformer aux règles d’hygiène et de stérilisation”, vu qu’il est impossible de soumettre toutes les grandes quantités produites aux analyses et au contrôle et que dans pareils cas, l’échantillon qui subit des analyses ” ne reflète jamais la situation réelle “.

Pour prévenir enfin le phénomène des intoxications alimentaires, la même spécialiste a appelé à la nécessité de mener une étude sur les denrées qu’il faut contrôler dans les différentes chaînes de production au sein de toutes les unités nationales, et ce en vue de déterminer la chaîne qui pourrait ” constituer un danger”, assurant à ce propos, que les moyens indispensables à cette opération sont disponibles”.