La troisième plus grande mosquée dans le monde après celles de la Mecque (Masdjid El-Haram) et de la Médine (Arabie Saoudite) sera réceptionnée à Alger le 31 décembre 2018. C’est du moins ce que promet le ministère de l’Urbanisme et de l’Habitat confronté à toutes les critiques en raison des multiples retards enregistrés dans ce méga-projet dont le coût total est estimé à près de 2 milliards de dollars. 

D’après les données publiées par l’Agence nationale de réalisation et de gestion de la Grande Mosquée d’Alger (Anargema), il ne reste que le parachèvement des travaux d’aménagement extérieur, du minaret, des logements de fonction et le siège de l’administration générale pour que la Grande Mosquée d’Alger soit définitivement prête.

De son côté, l’agence gouvernementale l’APS parle d’un taux d’avancement de 65% pour le parking, 64% pour le minaret et 58% pour la bibliothèque. Quant aux sections qui connaissent un faible taux d’avancement, l’APS a cité le centre technique, le siège de la protection civile, de sécurité et l’aménagement extérieur pour les piétons dont les travaux allant entre 25 à 37%.

Les autorités algériennes essaient de se montrer rassurantes pour rattraper ces retards. 3300 ouvriers, toutes spécialités confondues, contribuent à la réalisation des travaux de ce projet 24h/24h. Un projet qui s’étendent sur une superficie avoisinant les 27,75 hectares.

Pour rappel, un budget initial de 1,6 milliard de dollars a été débloqué par l’Etat pour s’offrir ce méga-projet. Mais ce budget n’a pas cessé d’augmenter ces deux dernières années et les autorités refusent de révéler encore le coût réel de celle qui sera la troisième plus grande mosquée dans le monde après celles de Médine et de la Mecque.

En revanche, on sait qu’une rallonge budgétaire de 30,54  milliards de dinars, à savoir près de 350 millions de dollars, a été raccordée au chantier de la Grande Mosquée d’Alger.