La confiance « Doula-citoyen », sans laquelle rien ne peut être construit, qui est l’objectif premier d’un pays développé ne peut être gagnée que si l’Etat de Droit est une réalité, en l’occurrence l’application de la loi, la même pour tous (riche-pauvre, fort-faible). Ce n’est pas une mince affaire d’établir un Etat de Droit, les exemples des dérives et les passe-droits ne manquent pas tout au long de la jeune histoire de l’Algérie indépendante. Au quotidien, le citoyen averti et même non averti, constate à son propre niveau, dans son propre entourage, les manquements à l’Etat de Droit.

Pour atteindre cet objectif, le <<PAC 21>>s’engage à ce que «  l’exemplarité devant la loi vient d’en haut » Cette exemplarité au sommet de l’Etat et des institutions, ruissellera sur l’ensemble de la société. La population ne se trompera pas. Elle constatera d’elle-même et par elle-même si cet Engagement est véridique ou non.

Dans cette même  optique, le <<PAC 21>> s’engage à ce que le train de vie de l’Etat diminue d’au moins 20%, ainsi que le salaire des ministres, des députés,  des sénateurs… Cet Engagement traduira la volonté des plus hauts responsables du pays, des élus à partager l’effort de solidarité demandé à tous. Cet Engagement sera facilement vérifiable.

Cet Etat de Droit ne peut se matérialiser que dans le cadre d’une république démocratique, en l’occurrence une république qui garantit les libertés individuelles et collectives, la séparation des pouvoirs (exécutif, législatif, judicaire) et l’alternance au pouvoir. La Constitution actuelle a tout apparemment d’une constitution démocratique. Cependant l’application effective est renvoyée « Aux dispositions futures de la loi », à la réglementation en vigueur.

En fait, l’application de la loi est soumise à l’autorisation préalable de l’administration. Ainsi la Constitution, de façade démocratique, n’impose aucune barrière, aucune contrepartie aux pouvoirs de l’Exécutif. Tous les édifices institutionnels depuis 1962 se concentrent autour du chef de l’Etat qui accapare tous les pouvoirs et use sa   domination sur tous les autres pouvoirs et institutions (assemblée, gouvernement, justice…).

C’est là que se trouve la principale contradiction de la constitution algérienne. C’est au cœur de la constitution algérienne que se trouve la faille démocratique dont le résultat au bout du compte fait que le citoyen algérien est empêché d‘exercer pleinement ses droits, ses libertés. A quoi servent des droits des libertés garanties par la Constitution s’ils ne peuvent être exercés ? Sans justice indépendante, les droits sont-il possibles ? Il faut donc changer de logiciel, en l’occurrence élaborer un nouvel édifice constitutionnel.

Mais la démocratie est-elle possible en Algérie ?

Certains par résignation, par pessimisme pensent que la Démocratie ne se fera pas avant longtemps, voir même jamais ; d’autres par idéologie rigoriste affirment que la Démocratie est incompatible avec nos valeurs. Leurs arguments, bien que différents de nature, ont un réel écho auprès de la population. Le <<PAC 21>>ne nie pas cette réalité.

Et pourtant, l’exigence démocratique est inscrite depuis l’émergence du mouvement national au début du siècle dernier jusqu’à l’indépendance. Mais aux lendemains de l’indépendance, le pouvoir mis en place occulte l’exigence démocratique sous prétexte d’édifier l’Etat national et met en place un régime populiste, autoritaire, dont l’actuel pouvoir est issu.

Et pourtant malgré 56 ans de règne d’un système politique qui a peu évolué dans ses fondements, le <<PAC 21>>est convaincu qu’un fort gisement démocratique existe dans la société, diffus certes, mais réel dans tous ses segments. La société évolue, la société bouge :

Les professionnels tous secteurs confondus se mobilisent, réclament leurs droits, leurs libertés ;

Les groupes de populations qui se sentent marginalisés expriment leurs colères souvent réprimées violemment ;

Des femmes luttent contre les violences qu’elles subissent ;

Une jeunesse entrepreneuriale dynamique émerge, ayant parfaitement intégré les nouvelles technologies et s’investit dans les économies nouvelles (numérique, énergie renouvelable) malgré les difficultés ;

Un secteur privé productif autonome émerge malgré l’hostilité d’une administration bureaucratique et un manque de visibilité ;

Les compétences scientifiques, techniques, artistiques et culturelles résistent malgré une médiocrité ambiante dévorante.

Des syndicats,  des formes de lutte autonome émergent ;

Une diaspora qui désire apporter sa part au développement du pays ;

Un mouvement associatif arrêté en plein essor par la nouvelle loi de 2011, existe dans tous les secteurs (le  « PAC21 » s’engage à annuler la nouvelle loi sur les Associations) ; des cercles de réflexion autonome, des thinkthank se constituent ; une presse écrite et électronique très consultée bien que soumise à de fortes pressions; les réseaux sociaux de plus en plus utilisés, notamment par les jeunes.

En fin de compte, derrière un immobilisme politique désolant, la société est traversée par un profond mouvement de transformation économique et sociale potentiellement porteur d’un projet démocratique. Malgré les contraintes, les difficultés, les hostilités, la société civile autonome par essence démocratique, constitue le socle sur lequel la construction démocratique s’appuie. Démocratie et société civile organisée, forte, vont de pair ensemble. L’un ne va pas sans l’autre. Face aux partis politiques du pouvoir, leurs satellites et leurs alliés, face à des partis politiques d’opposition incapables d’adopter une stratégie unitaire, la société civile autonome, cette majorité  silencieuse pacifique, représente la force démocratique capable de réaliser un véritable Changement

Le <<PAC 21>>persuadé que la Démocratie est possible a pour motivation de connecter toutes les énergies disponibles et diverses de la société, en s’engageant dans l’élaboration d’une nouvelle constitution, une constitution qui garantit l’exercice effectif des libertés fondamentales individuelles et collectives dans la loi et non dépendantes de l’administration.

L’Algérie n’a pas besoin d’un Zaim, d’un Khalife, d’un Emir, d’un Roi, d’un Sultan, d’un sauveur de la nation, d’un homme providentiel.

L’Algérie a besoin d’unRais El Djomhoriaqui trace un cap, qui défend les intérêts de l’Algérie à l’extérieur ;qui écoute, qui dialogue, qui rassemble, qui protège ;qui encourage et stimule la jeunesse à se former, à entreprendre, à innover, à créer ; qui encourage les femmes à participer plus activement à la vie du pays ;qui encourage et stimule les entrepreneurs à produire des richesses, à créer des emplois, à exporter ;qui encourage la Diaspora à s’investir et à investir dans le pays ; qui encourage et stimule le savoir, la connaissance, la recherche ; qui encourage les compétences, le mérite ;qui encourage et stimule la production culturelle et artistique ; qui prône une culture de paix, de tolérance et lutte contre toutes les formes de violence, de charlatanisme.

L’Algérie a besoin d’un « Rais El Djomhoria » véritable capitaine d’équipe, qui dans la Solidarité, entraîne toute l’équipe de l’Algérie vers l’Avant.

Aussi fort de ses convictions et de sa vision pour une Algérie du 21eme siècle, le <<PAC 21>>s’engage à proposer une nouvelle constitution soumise au référendum populaire après un très large débat national contradictoire. Une adhésion massive au referendum signifiera le passage à la 2eme République

 

Enfin la République prônée  par le <<PAC 21>>a une dimension sociale. Les projets stratégiques sur les conditions de vie du citoyen et les efforts de solidarité en direction des catégories vulnérables restent une préoccupation de l’Etat.

ENGAGEMENT 2 : UNE REPUBLIQUE « JEUNE », «  OUVERTE » AVEC UNE PARTICIPATION PLUS ACTIVE DES FEMMES

Une République « Jeune » :

Sur le plan démographique, la population est caractérisée par sa jeunesse. Cette donnée démographique, constante depuis fort longtemps, le restera encore pour une période longue, même si fort heureusement l’espérance de vie a augmenté nettement un peu au dessus de 75 ans. Ce sont les jeunes qui ont fait l’histoire du pays. Les jeunes  de la génération 54 ont libéré le pays de l’oppression coloniale; les jeunes des générations actuelles ont le défi de réaliser le changement, de libérer le citoyen.

Le « PAC 21 » affirme que le changement se fera avec et par les jeunes. Le « PAC 21 » s’engage pour une République « Jeune » qui se concrétisera par l’obligation de confier 50% des postes de responsabilité aux personnes âgées de moins de 45 ans.

La jeunesse est notre est notre force, notre atout dans un monde qui bouge.

Une République avec une participation plus active des femmes :

N’en déplaisent à ceux qui croient que la place de la femme est au foyer uniquement, tous les experts internationaux du Développement (économistes, sociologues, politologues…) affirment qu’il ne peut y’avoir un réel développement sans une participation active des femmes.

En Algérie, il est indéniable que des progrès notables, en matière de participation active des femmes, sont enregistrés dans des domaines tels que l’éducation, la santé, la magistrature et même dans la sûreté nationale.

Cette progression  si prometteuse soit elle, ne peut cacher une réalité : une faible participation des femmes au développent du pays, une application de la loi qui laisse beaucoup à désirer.

Selon le rapport des Nations Unies sur le développement humain, la participation des femmes est de 16,8%  par rapport à 70,4% des hommes. L’Office National des Statistiques révèle que le pourcentage des femmes sur la population active atteint 20,4%, que le taux de chômage  des femmes est le double de celui des hommes

Le nombre des femmes inscrites au registre de commerce ne représente que 7,6% du total de la population des chefs d’entreprise, que le nombre de femmes aux postes de responsabilité dans les entreprises est faible alors qu’elles sont plus diplômées que leurs collègues masculins.

Quant au code de la famille il ya encore beaucoup à faire pour que la femme soit considérée comme  une citoyenne.

Aussi le <<PAC21>> est convaincu que les compétences, les talents des femmes, leur professionnalisme, leurs capacités d’innovation et de créativité ne doivent pas être gaspillés au moment où le pays cherche à sortir d’une dépendance petro gazière, à organiser une croissance dans une économie diversifiée.

Dans cette vision, le <<PAC 21>> se donne comme objectifs une participation active des femmes dans le monde du travail à 30% (2019-2024) et à 50% à long terme (2039), à augmenter de façon significative la participation des femmes dans les postes de responsabilité institutionnelle et administrative, à stimuler l’émergence des femmes dans les régions rurales, enclavées et le sud.

C’est en renforçant la place de la femme dans la société, l’économie que la femme algérienne qui constitue 57% de la population sera une citoyenne à part entière.

Toutes les formes d’exclusion, de discrimination et de violence envers les femmes seront bannies et condamnées avec fermeté.

Une République « Ouverte » :

Une maison aux fenêtres closes, ne laisse entrer ni la lumière, ni l’air. Une maison aux portes closes ne laisse entrer personne. Une maison aux fenêtres et  aux portes closes est vouée à l’usure, au vieillissement. Veut-on un pays fermé, recroquevillé sur lui-même ou un pays ouvert à l’échange ? Voila la question posée à la société algérienne en déperdition de repères, de valeurs.

Le « PAC 21 » s’engage résolument dans une démarche globale « ouverte ». Une voie qui demande énergie, volonté, intelligence, force pour surmonter les nombreux obstacles sur son chemin représentés par des forces conservatrices agissantes à tous les niveaux, une voie qui prône une construction dynamique, progressive du progrès.

 

En conclusion, l’enjeu est clair, le défi grandiose, le combat difficile, mais la victoire certaine, car l’engagement du changement pour une Algérie jeune,  ouverte avec une participation plus active des femmes est dans le sens de l’histoire et l’intérêt du pays.

Par Docteur Bachir MERAD-BOUDIA

Contact : pac21.2019.2039@gmail.com