Mohamed Khiat, le secrétaire général du ministère du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité Sociale, est considéré parmi l’un des hauts responsables algériens les plus influents. Dans son département ministériel, rien ne peut se faire sans lui, sans son accord ou bénédiction. 

Mais Mohamed Khiat, l’homme qu’on dit beaucoup plus puissants que les ministres eux-mêmes de son secteur, vient de se rendre compte que son influence ne compte pour du beurre à l’étranger notamment en Suisse où il a échoué magistralement à recruter son fils Mohamed Khiat, Naim Khiat au sein du Bureau international du Travail (BIT), l’une des institutions les plus prestigieuses de l’ONU à Genève. Le Bureau international du Travail est le secrétariat permanent de l’Organisation internationale du Travail. Il sert de quartier général à l’ensemble des activités de l’Organisation.

Selon nos investigations, Mohamed Khiat, qui participe régulièrement en tant que représentant de l’Algérie aux travaux du BIT, a tout tenté par le biais des interventions et des coups de pouce pour placer son jeune fils au sein de cette institution internationale. Des tentatives qui se soldent par un échec car les responsables du BIT n’ont nullement voulu céder aux sirènes du népotisme.

Le fils de Mohamed Khiat n’a pas pu décrocher un poste de travail dans l’un des services du BIT alors qu’il avait bénéficié d’un simple stage au sein de la même institution. Le fils du SG du ministère du Travail était établi au Québec où il avait tenté de s’installer pour y résider à long terme. Mais en Amérique du Nord, il ses candidatures à plusieurs postes de travail n’ont pas été retenues.

Soulignons enfin que l’Algérie est régulièrement épinglée par les rapports du BIT concernant les libertés syndicales et le respect des droits des travailleurs. Le sieur Mohamed Khiat préfère, décidément, investir son énergie à plaider la causer de son fils au lieu de défendre les intérêts de son pays.