Je ne lis jamais ces journaux qui ont fait le choix du caniveau comme ligne éditoriale et du tapinage comme « pratique journalistique », mais je ne pouvais passer sous silence cette  “vomissure” sortie de la plume trempée dans le fiel d’une journaleuse frustrée et méprisable qui s’en est pris, toute honte bue, aux femmes qui avaient décidé de courir samedi passé pour dénoncer l’agression dont avait été victime la jeune Ryma parce qu’elle faisait du jogging en plein Ramadan.
Je ne vous ferai pas l’honneur, Madame, de traduire votre « vomi » publié dans un journal jaune que je ne citerai pas, sous le titre « Des femmes activistes sortent dans la rue avec des slogans pour la “liberté de la femme” – Le débat de la “cuisine” se déplace de Facebook à la rue », mais je résume vos propos pour les lecteurs qui ne possèdent pas l’arabe.
Cette sous-traitante de l’intégrisme, misogyne et en manque, a réduit dans son articulet la magnifique réaction de centaines de femmes (et accessoirement d’homme), a une initiative de femmes d’une association « soutenue par des individus en France et aux États-Unis et aussi par le Mouvement Barakat » qui veulent faire ce qu’elles ont envie de faire et non ce que les hommes leur imposent ! Et à un débat sur la cuisine et les cuisinières !
Des individus ? Lesquels ? Dites-le nous Madame si vous une vraie femme comme celles qui ont couru !
La France et les États-Unis seulement ? Et Israël, Madame, vous l’avez oublié ? Ou c’est tellement gros que vous aviez peur que ça ne passe pas ?
Barakat ? Le mouvement Barakat qui a marqué l’histoire de ce pays n’existe plus depuis 4 ans et je sais de quoi je parle, Madame, j’en ai fait partie, et si pour vous c’est Amira Bouraoui, qui en a été le symbole et le porte flambeau, vous avez tout faux ! Amira est une grande Dame et une patriote qui aime son pays et se bat sur tous les fronts pour lui et quoi que vous fassiez ou disiez, vous ne lui arriverez jamais à la cheville, même pas.
Un dernier mot Madame Amel Aïssaoui : je vous conseille de combler vos manques et vos frustrations et il y a des moyens pour ça au lieu de vous en prendre à celles et ceux qui vous dépassent. Inatteignables car trop grands pour vous, trop hauts, très loins.
Un conseil : Allez jouer ailleurs !
Par le poète et l’écrivain, Lazhari Labter