Après des années d’attente, l’Académie de langue amazighe verra bientôt le jour. L’avant-projet de loi relatif à la création de l’académie est déjà à l’étude au niveau de l’APN. Algérie Partq vous dévoile en exclusivité les grands axes des activités de cette future institution. 

Dans l’exposé des motifs, le législateur veut enlever tout caractère politique à l’institution. On y lit que « la composante de cette institution, au profil exclusivement scientifique, garantit son statut d’autorité de référence en la matière conférant ainsi à ses travaux un caractère académique, neutre et impartial basé sur l’apport d’experts et des compétences scientifiques avérées ». Comme indiqué dans le communiqué du Conseil des ministres, l’Académie sera composée de « 50 membres tout au plus ».

 

L’article 12 stipule que les membres de l’Académie sont choisis parmi les  experts et compétences avérées dans les domaines des sciences du langage en  rapport avec la langue amazighe et les sciences connexes. Ils doivent aussi  jouir de la nationalité algérienne et justifier d’un niveau universitaire.

Pour l’accomplissement de ses missions, l’Académie comprend quatre (4) organes, à savoir le conseil, le président « désigné par le président de la République », le bureau, les commissions spécialisées. Elle est également dotée d’un secrétariat administratif.

Au chapitre des missions, l’Académie aura à mener des recherches dans tous  les domaines de la promotion de la langue amazighe, à travers « la codification et la standardisation de la langue sur la base de l’ancrage  social et de la dynamique culturelle dans toutes ses variétés par une approche convergente ».

Ces missions seront réalisées avec l’aide de tous  les partenaires concernés, notamment, les institutions nationales et les  associations qui activent dans le domaine de la promotion et du développement de la langue amazighe », est-il relevé dans le projet de loi.

Le projet de loi sera discuté le 20 juin et adopté 8 jours plus tard.