Au sein du FFS, on n’hésite plus à se critiquer publiquement. Lors d’un discours prononcé vendredi soir à Alger, le premier secrétaire national du FFS a joint sa voix à ceux qui ont qualifié les proches de Hocine Aït-Ahmed de « cabinet noir ».

S’il n’a pas utilisé les mêmes qualificatifs, Mohamed Hadj-Djilani estime que son parti « a été soumis à toutes sortes de manipulations et de complots destinés à le réduire à un simple appareil contrôlable et récupérable ». Dit par Hadj-Djilani, cela signifie que les anciens membres du cabinet noir, dont les deux Baloul, Aziz et Karim, ainsi que la députée Salima Ghezali, complotaient avec le pouvoir. Mais cela n’est plus le cas, puisque selon l’orateur qui s’exprimait face aux militants de son parti réunis à Alger, «  grâce à la vigilance et à la solidarité de sa base militante responsable et à son crédit auprès de la population » le FFS « a pu prendre des décisions salvatrices et préserver son autonomie, sa vision et ses principes ».

Pour accabler encore ses adversaires, Hadj-Djilani a rappelé les récents propos de Ali Laskri. « La feuille de route de L’Instance Présidentielle insiste sur la restitution du parti aux militants, c’est que nous croyons profondément qu’un parti incapable de se critiquer lui- même et d’étendre les espaces de débats en son sein ne peut dialoguer et nouer des liens de confiance avec la population», rappelle Hadj-Djilani.

Avant ce discours, la direction du FFS a déjà écarté le député Chaffaâ Bouaich de la présidence du groupe parlementaire du FFS. Le député du FFS est connu pour être proche du groupe de Baloul.