Les “14” personnalités nationales qui ont adressé une lettre à Abdelaziz Bouteflika pour l’inviter à quitter le pouvoir en renonçant à un 5e mandat successif, sont revenus à la charge. Lors d’une réunion d’évaluation tenue mercredi dernier à Alger, ils ont tenu à préciser que  “le départ réclamé du Président ne signifie pas à lui seul un changement de système de gouvernance”. 

Partant de ce principe, ils ont décidé de mettre en place un espace de concertation et d’initiatives pratiques, dénommé « Citoyenneté-Démocratie» (MOUWATANA) dont l’objectif final est “de contribuer au véritable changement dont a besoin le pays. L’objectif étant de rassembler le maximum d’Algériens pour faire hâter le départ de ce régime et de préparer les véritables conditions d’une transition pacifique”.

“L’Algérie a besoin de réformes politiques et institutionnelles de grande ampleur. Cette tâche ne peut être menée que par un mouvement trans partisan, soutenu par une grande partie de la population, et ayant des objectifs clairs”, estiment les 14 dans une déclaration parvenue à la Rédaction d’Algérie Part.

Une déclaration dans laquelle les “14” annonce également la création d’une “instance de coordination dont la composition est susceptible d’être élargie, a été installée, et qui a pour objectif de maintenir la pression contre le 5e mandat”. A ce propos, les “14” n’excluent pas de prendre de nouvelles initiatives pour manifester leur opposition au 5e mandat.

Nous apprenons enfin que cette Instance de Coordination créée par les “14” a désigné, Maître Zoubida Assoul, Présidente de l’UCP, en tant que Porte Parole.