La CAAR, la doyenne des compagnies d’assurances en Algérie, avait recouru à la contrefaçon pour acquérir des logiciels informatiques. Cette pratique scandaleuse a été dénoncée dans un document officiel obtenu par Algérie Part. 

En effet, en janvier 2014, la direction Risk Management avait prévenu la direction générale de la CAAR concernant les dangers et les risques provoqués par l’utilisation illicite des logiciels informatiques de contrefaçon. L’une des plus grosses entreprises d’assurance en Algérie n’avait même pas de certificats de conformité pour gérer ses prestations informatiques.

Il faut savoir que la contrefaçon de logiciel se définit comme étant l’installation et l’utilisation de tout ou partie d’un logiciel sans licence et donc sans autorisation. La loi en vigueur sanctionne toute reproduction de logiciel sans accord préalable de son auteur, que ce soit une reproduction partielle ou intégrale qui est qualifiée de contrefaçon et de violation des droits de l’auteur du logiciel.

Rappelons qu’en Algérie, depuis 2014, Microsoft s’est associée à l’Office national des droits d’auteurs (ONDA) pour mener la lutte contre toutes les formes d’atteinte aux droits de propriété intellectuelle. Microsoft met régulièrement son expérience et son expertise en matière de prévention à disposition de l’ONDA dans sa mission de contrôle pour détecter les produits contrefaits.

Signalons enfin que la CAAR a été créée au lendemain de l’indépendance en 1963 en tant que Caisse d’Assurance et de Réassurance. Elle était chargée de la cession légale dans le but de permettre à l’Etat Algérien de contrôler le marché des assurances. Par la suite, les différentes phases de restructuration du marché algérien (monopole, fonctionnarisation du réseau, spécialisation, création de la Compagnie Centrale de Réassurance – C.C.R., création de la Compagnie Algérienne des Assurances – C.A.A.T.) ont déterminé les activités et les spécialités de la CAAR principalement dans la gestion des risques industriels. Une telle grosse entreprise publique ne peut pas se permettre un amateurisme aussi dangereux. Ce qui dénote une mauvaise gestion et une intrigante insouciance de l’une des plus importantes sociétés d’assurance en Algérie.