Face à des entreprises qui traînent le pied dans la réalisation de projets publics, le ministère des Travaux Publics réagit. Le département de Abdelghani Zaalane a mis en garde 500 à 600 entreprises jugées « défaillantes ».

En déplacement à Boumerdès, le ministre des Travaux Publics a indiqué que son département avait recensé 500 à 600 mises en demeures adressées à des entreprises accusant un retard dans la réalisation de projets publics et différentes opérations de développement à travers le territoire national.

« Nous ne devons pas fermer les yeux sur les retards dans la réalisation des opérations de développements » a lancé le ministre, expliquant que ces retards causaient « un grand préjudice à l’Etat sur plusieurs aspects, notamment le retardement de l’entrée en exploitation des investissements en question, les pertes supportées par le Trésor en raison de la réévaluation des projets, le gel des fonds débloqués pour le financement ». Mais le ministre n’a pas cité de noms de ces entreprises ciblées.

L’an dernier, le ministère des Travaux publics avait lancé des mises en demeures publiques contre des entreprises n’ayant pas achevé leurs projets. De entreprises connues du grand public, à l’image de l’ETRHB Haddad ; qui appartient à Ali Haddad, ont été citées. Ce qui a poussé le président du FCE à réagir publiquement avant que le premier ministre de l’époque, Abdelmadjid Tebboune, ne soit congédié en août 2017.