L’affaire de la vidéo, postée à partir du siège de la commission européenne, vire à l’affaire d’Etat. Les autorités algériennes ne lâchent rien. Et la réponse de l’ambassadeur de l’Union européenne à Alger, qui met en avant la liberté d’expression, ne change rien à la donne.

Dans une déclaration donnée à l’agence officielle, APS, le chargé de communication du ministère des Affaires Etrangères, Abdelaziz Benali-Chérif, estime que le Tweet de l’ambassadeur de l’Union européenne n’engage que sa personne. Les autorités algériennes attendent donc une réponse de fond. « Nous considérons que le Tweet de M. O’Rourke n’engage que sa personne et  qu’à démarche officielle l’on est en droit de s’attendre à une réponse officielle conformément aux usages et à la pratique diplomatique consacrés », a affirmé Benali-Chérif.

Il a souligné que « de surcroît, ce Tweet, au demeurant, aux antipodes des attentes de la partie algérienne, ne répond pas à l’objet de sa convocation laquelle a consisté exclusivement à demander des clarifications au sujet du  détournement par Mme Lefèvre des armoiries de l’UE et des moyens mis par  celle-ci à la disposition des médias pour s’en prendre à l’Algérie, à ses  symboles et à ses institutions, alors que ces moyens sont censés servir  exclusivement à la couverture des activités des institutions européennes ».

« Nous demeurons donc dans l’attente d’une réponse aux interrogations soulevées par le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères lors de la convocation de M. O’Rourke », a précisé le porte-parole.

Après avoir été reçu dimanche au ministère des Affaires Etrangères, l’ambassadeur de l’Union européenne a écrit sur Twitter que « nous avons souligné aux autorités algériennes que les journalistes accrédités auprès des institutions européennes ne parlent pas au nom des institutions mais en leur propre non, en ligne avec les principes de liberté d’expression et liberté des médias ». Une réponse qui ne semble pas être du goût des autorités algériennes lesquelles seraient sur le point de monter un peu plus dans la protestation.