La cocaïne et le cannabis, ces deux drogues sont les plus utilisées par les footballeurs algériens pour recourir au dopage. Il s’agit d’un fléau contre lequel la fédération algérienne de football ne cesse de lutter. Et cette lutte contre le dopage se renforce d’une année à une autre au sein du football algérien. C’est du moins ce que nous avons constaté au cours de nos investigations grâce à un document exclusif obtenu par nos soins.

Il s’agit d’un compte rendu établi par la commission médicale fédérale de la FAF qui supervise la sous-commission antidopage.

Dans ce document, les contrôles effectués sur les footballeurs algériens sont détaillés. Un bilan 2012-2017 est fourni avec pleins de chiffres pour expliquer les tenants et aboutissants du travail qui a été accompli pour lutter contre le dopage au sein du football algérien. Ceci dit, un constat s’impose clairement à la lecture de ces données. Depuis l’élection en mars 2017 de Kheireddine Zetchi comme président de la Fédération algérienne de football, en lieu et place de Mohamed Raouraoua, le nombre des joueurs contrôlés a chuté dramatiquement. En effet, si en 2015, pas moins de 1081 joueurs professionnels ont été contrôlés, et en 2016, 852 joueurs ont été soumis à des contrôles anti-dopage, en 2017 ce nombre n’a pas dépassé les 30 joueurs !

Avec l’arrivée de Zetchi à la tête de la FAF, l’activité anti-dopage s’est donc nettement anéantie. Et pourtant, il s’agit d’une activité hyper-importante qui permet de réduire l’utilisation des substances illicites comme certaines drogues. D’ailleurs, ce compte rendu explique clairement que certains joueurs recourent à la cocaïne ou le cannabis pour se doper dans l’espoir d’avoir de meilleures performances lors des matchs des diverses compétitions footballistiques. Comme le montre cette partie de notre document, la cocaïne, l’amphétamine et le cannabis sont les premières drogues utilisées par les footballeurs algériens.

Nous remarquons là encore qu’en raison de la chute du nombre des contrôles en 2017, aucun joueur algérien n’a été contrôlé positif. Les négligences des nouveaux dirigeants de la FAF peuvent aggraver les fléaux de la toxicomanie  et du dopage dans notre pays. Une prise de conscience est plus que nécessaire.