Algérie Part a confirmé auprès de plusieurs sources sûres que les services de sécurité ont procédé à l’arrestation d’au moins 4 personnes à cause d’une information controversée en relation avec l’affaire de la cocaïne du Port d’Oran.

Selon nos investigations, il n’y a pas que le journaliste et militant anti-corruption Said Boudour et le lanceur d’alerte Nourredine Tounsi qui ont été arrêtés vendredi manu militari à Oran en pleine rue à quelques minutes du ftour. Les services de sécurité ont perquisitionné samedi vers 3 H du matin le siège des médias électroniques Dzairpress et Algérie-Direct pour interpeller le premier responsable de ces deux publications Adlene Mellah et l’un de ses plus proches collaborateurs.

Algérie Part a pu confirmer que notre collaborateur Said Boudour ainsi que Nourredine Tounsi ont été transférés dans la nuit du vendredi à samedi par route vers la capitale Alger où ils ont été entendus et interrogés au commissariat de Bab Ezzouar par les enquêteurs du service Central de Lutte Contre la cybercriminalité. C’est également dans ce même lieu que le journaliste Adlène Mellah et son collaborateur sont enfermés pour subir le même interrogatoire concernant une information controversée diffusée sur Dzairpress et Algérie-Direct.

Il s’agit d’un article qui avait rapporté la disparition de 44 KG de la cocaïne saisie mardi au port d’Oran par les gardes-côtes. Cette information s’avère totalement infondée selon les recherches que nous avons mené. Mais elle s’est propagée comme une traînée de poudre sur les réseaux sociaux. Les autorités ont jugé qu’elle porte gravement atteinte à l’image d’un corps constitué de l’Etat. Les services de sécurité auraient été rapidement saisies par le ministère de la Défense Nationale pour enclencher une enquête approfondie à propos des sources de cette rumeur qui a semé l’affolement au plus haut sommet de l’Etat.

Pour l’heure, nous ignorons pourquoi notre collaborateur Saïd Boudour et notre ami Nourredine Tounsi ont été mêlés à cette enquête alors qu’aucun élément concret ne permet de démontrer leur implication dans la propagation de cette  information jugée fausse et attentatoire à l’image des services de sécurité et menaçante pour le déroulement de l’enquête sur l’affaire de la cocaïne saisie au port d’Oran.

Nous poursuivons nos investigations et nous espérons que nos collègues seront relâchés dans les heures à venir.