Le journaliste et collaborateur d’Algérie Part, Said Boudour, a été arrêté brutalement par des policiers en civil ce jeudi à Oran.  Selon un communiqué rendu public par le bureau de la Ligue Algérienne pour la Défense des Droits de l’Homme (LAADH), Said Boudour  « a été appréhendé par une demi-douzaine d’éléments en civil et embarqué dans une voiture banalisée de type Ford grise immatriculée 10706-113-16 ». 

D’après la même source, Said Boudour sortait du « bureau de la LADDH située au niveau de la place des Victoires à Oran pour se rendre chez lui pour le Ftour » lorsqu’il a été interpellé manu militari par les forces de sécurité.

Le bureau d’Oran de la LADDH n’a pas manqué de souligner que des policiers en tenue civile se sont présentés à son domicile familial mercredi soir alors qu’il était au centre ville pour prendre un thé. Les policiers ont annoncé au père de notre collaborateur qu’il devait se présenter jeudi matin au commissariat central de la ville d’Oran pour une affaire le concernant mais ils n’ont pas laissé aucune convocation écrite comme le dictent les procédures d’usage.

Le lendemain, jeudi, il a été jeudi interpellé sans aucune motif. Nous avons appris également que Nourredine Tounsi, le lanceur d’alerte à l’origine du scandale du Port d’Oran, a été arrêté dans les mêmes conditions dans la rue à quelques minutes avant le Ftour. Selon les dernières recoupées par nos soins, les deux militants anti-corruption ont été menottés et transférés vers la capitale Alger où ils devront être entendus sur une affaire que les services de sécurité refuse de dévoiler.

Nous rappelons en dernier lieu que Saïd Boudour a révélé dans ses derniers articles sur Algérie Part de nombreux éléments factuels très précieux sur l’affaire de la cocaïne du Port d’Oran.