Selon une source qui a contacté Algeriepart, ce serait l’Ambassade d’Espagne à Alger qui aurait informé les autorités algériennes de l’arrivée imminente d’une marchandise suspecte au port d’Oran.

La représentation diplomatique espagnole en Algérie aurait ainsi affirmé, que des informations lui avaient été transmises par les responsables sécuritaires du port de Valence, suite à un contrôle sur des conteneurs de viande congelée, dont un était scellé et aurait pu renfermer des marchandises prohibées sur un navire.

Cette cargaison, en provenance de Valence en Espagne, a pris la mer sur le navire ”vega mercury’’ le 25 pour une arrivée en rade du port d’Oran le 26.

Alertés le 28 Mai, les services de sécurité maritimes algériennes vont alors très vite se déplacer sur le bateau en rade afin de l’escorter au port d’Oran pour inspection.

Les gendarmes et des unité s de l’armée inspectent les conteneurs et selon nos informations, la drogue a été découverte sur un des douze conteneurs importés par les société DONYA MEAT et AMAZONE MEAT appartenant à Kamel CHIKHI, un homme d’affaire connu sur la place d’Alger.

Le conteneur TC N° GESU938373/3, comptabilisait la quantité exacte de 657 kg cocaïne selon les récentes informations que nous avons pu receuillir.

La drogue était dissimulée dans des cartons de viande congelée portant le logo d’inspection du Ministère de l’Agriculture du Brésil et marqués par un triangle comme vous pouvez le voir ci-dessus.

”Ce navire, battant pavillon du Liberia est utilisé pour de relatives petites distances et ne peut être arrivé par le Brésil’’ affirme un spécialiste que nous avons contacté.

Sur les photos que nous publions ci-après, nous pouvons également voir que les services maritimes et de sécurité algérienne ont également saisis des cordes, des mousquetons (un anneau métallique possédant un système d’ouverture et de fixation facile), des sacs étanches, des lampes LED de longue autonomie, des piles et des rubans de bande adhésive…

Ces outils servent en général aux passeurs de drogue à jeter leur marchandise par-dessus bord afin d’être récupérée par d’autres complices…

Cela suppose donc que d’autres personnes, faisant partie de l’organisation criminelle, devaient prendre discrètement le relais et récupérer la marchandise ce soir du 28 Mai 2018 au port d’Oran.

Selon nos informations, le Directeur Général du Port d’Oran aurait été interrogé par les enquêteurs des services de sécurité.

Les questions que vont se poser les enquêteurs de la Brigade de Gendarmerie de Bouchaoui, qui a pris l’affaire en main, sont nombreuses.

Pourquoi les services de contrôles du port de Valence n’ont pas ouvert le conteneur suspect?

Le numéro de scellé du conteneur, posé par la douanes brésilienne, est-il le même à l’arrivée du bateau ?

Pourquoi certaines sources étrangères se sont elles empressées de déclarer que la compagnie maritime ne pouvait pas être complice ?

Quels sont dans ce cas-là les véritables complices et qui peut a les moyens de payer 657 kg de cocaïne d’une valeur de plusieurs dizaines de millions de dollars ?

Pourquoi avoir choisi le port d’Oran comme point d’accès à cette énorme quantité de cocaïne ?

Quoiqu’il en soit, une unité de l’armée continue de garder le navire et le conteneur saisi, malgré la reconstitution de cet acte criminel et l’arrestation de plusieurs personnes sur le territoire national dont Mr Kamel Chikhi.

Nous reviendrons avec plus d’informations sur cette rocambolesque affaire, qui n’en a pas fini de révéler ses secrets, dans nos prochaines éditions.