Sauf surprise de dernière minute, le Conseil des ministres devant entériner le projet de la Loi de finances complémentaire 2018 se tiendra ce jeudi, indiquent des sources concordantes.

La réunion qui sera présidée par Abdelaziz Bouteflika qui devra donc se plancher sur le  maintint ou non des dispositions controversées contenues dans l’avant-projet de la loi de finances complémentaire 2018. Il s’agit notamment de l’instauration de certaines taxes nécessaires à l’obtention de certains documents biométriques. C’est le cas du passeport, la Carte nationale d’Identité, le permis de conduire et la Carte grise. Les montants annoncés par le gouvernement font peur. Ce qui a poussé le ministre de l’intérieur, Nouredine Bedoui, à préciser que le texte n’était pas définitif. Une manière de préciser que la décision sera tranchée par le chef de l’Etat.

Mais tout indique que Abdelaziz Bouteflika demandera la baisse de certaines de ces taxes, jugées excessives. Dans un premier temps, des proches du chef de l’Etat ont indiqué que c’est lui qui a poussé le gouvernement à faire sauter, de la première mouture de la LFC 2018, une disposition permettant aux étrangers de bénéficier de concessions agricoles. Une information confirmée ce mercredi par le secrétaire général du FLN, Djamel Ould-Abbès. Ce dernier a accusé le gouvernement Ouyahia d’avoir cherché à dévier «l’un des fondamentaux de la révolution algérienne », en voulant concéder les terres agricoles aux étrangers. «Le Président a demandé au gouvernement de revoir sa copie », a insisté le vieux dirigeant.

La tenue d’une réunion du Conseil des ministres signifie enfin que le projet de la Loi de finances complémentaire pourra passer par voie parlementaire. Ce qui prédit des débats houleux au sein de la chambre basse du parlement.